Affaire du projet du jardin citadin de Sidi M’hamed
Des élus locaux et des entrepreneurs convoqués par la police
La transaction douteuse ayant entaché l’opération d’aménagement du jardin citadin Sidi M’hamed est–elle en passe de devenir une autre affaire scabreuse qui va éclabousser la commune d’Oran ?
Le code des marchés ne permet pas de scinder, ni d’offrir à d’autres entreprises la mission d’exécuter les travaux qui lui sont confiés, sans l’accord du comité des marchés compétent.
Manifestement, c’est la démarche qui a été adoptée pourtant par l’entreprise qui a obtenu le marché relatif à la réhabilitation du jardin urbain des Falaises dit Sidi M’hamed. Nous avons appris selon des sources crédibles, que la première tranche des travaux du jardin citadin, ne sera pas versée aux entreprises, suite au rejet du dossier par les services du contrôle financier. Cette affaire, indique-t-on de même source, est aujourd’hui entre les mains des services de sûreté de wilaya.
En effet, selon des informations fiables, les services de la Brigade économique et financière (BEF) relevant de la sûreté de wilaya d’Oran, ont ouvert hier une enquête sur ce qu’on pourrait déjà qualifier de l’affaire du projet de l’aménagement du jardin de Sidi M’hamed au Front de Mer, qui aurait fait l’objet de malversations. Selon les mêmes sources, les services de police compétents chargés de cette affaire, auraient convoqué plusieurs personnes dont des élus locaux, ainsi que des entrepreneurs en relation directe ou indirecte avec ce projet, et ce, afin de mettre la lumière sur cette affaire.
Pour mémoire, des anomalies liées au code des marchés publics ont été relevées dans la réalisation de ce projet. Les responsables du projet auraient fractionné les travaux en plusieurs tranches en offrant chacun à une entreprise différente, sans passer par la commission des marchés et la livraison du projet avec des manquements en contradiction avec le cahier des charges initial. Cette situation, rappelle-t-on, a poussé le P/APC à refuser de verser les dus à ces entrepreneurs, qui ont par ailleurs menacé de saisir la justice. Dans le même contexte, les services de police ont réussi à obtenir, sur instruction juridique, des dizaines de documents auprès des services du bureau juridique de l’APC.
La deuxième tranche est, quant à elle, en cours. Entre le jardin public de M’dina J’dida, la Roseraie de la rue Mohamed Khemisti, la promenade Ibn Badis (anciennement promenade de Létang), le jardin de Maraval, le nouveau jardin Izdihar de Seddikia, l’immense promenade de 6 hectares en cours d’aménagement sur la frange maritime de Sidi M’hamed et les dizaines d’autres espaces verts et d’agrément réalisés ces dernières années.
S. Ourabah

 

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