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L’effondrement du mur de soutènement d’une vieille bâtisse pourrait entraîner un effet domino
Grande menace sur les habitants de la rue de Gênes
La rue Bengharache Tayeb
(ex-rue de Gênes) donne l’image d’une artère laissée à l’abandon où les habitants sont livrés à eux-mêmes. L’infiltration des eaux pluviales à l’intérieur d’une vieille bâtisse, dont les occupants ont été relogés dans de nouvelles maisons en début d’année, a causé dans la nuit de mardi à mercredi l’effondrement total des étages de ce vieil édifice. Seuls les murs de soutènement résistent encore, pour combien de temps ? Les habitants de la rue Bengharache Tayeb vivent au quotidien dans le risque de voir un jour les murs de cette vieille carcasse s’effondrer sur eux.
Ils craignent pour leurs vies, puisque dans l’indifférence totale des autorités locales, aucune décision de démolition ou de relogement des riverains n’a été prise. «Personne ne se soucie de nous ou de notre sort», déclare Salem un habitant du 9 rue de Gênes. Les habitants se sont présentés à maintes reprises devant le secteur urbain de Sidi El Houari pour signaler la dégradation de leur quartier. Leurs doléances n’ont pas eu de suite, puisque aucune mesure n’a été prise lors de l’évacuation de cet immeuble, dont l’entée est située à la rue des Jardins, les autorités locales se sont contentées de murer les accès et rien de plus. Rien n’a été fait sauf le relogement. «Ils ont muré l’entrée pour éviter qu’il ne soit squatté par d’autres familles, négligeant ainsi la sécurité des riverains et des passants qui empruntent cette voie pour se rendre à Sidi El Houari». L’évacuation de cette rue, dont tous les immeubles qui s’y trouvent sont dans un état de vétusté avancé, semble être la solution la mieux appropriée face à cette situation.
L’effondrement du mur de soutènement pourrait entraîner un effet domino et faire effondrer autres immeubles de la rue de Gênes qui, rappelons-le, se trouve sur une pente. Pour rappel, lors de sa dernière visite à Oran, le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, avait instruit les responsables locaux d’en finir une bonne fois pour toutes avec l’habitat précaire. Il avait même accordé un quota de 5.000 logements supplémentaires pour éradiquer définitivement le vieux bâti.
Et en attendant les prochaines pluies, les habitants de la rue de Gênes craignent également le retour du beau temps. Les murs gorgés d’eau, seront alors exposés aux risques d’assèchement, ce qui fragilisera davantage cette structure, mettant ainsi la vie de centaines de personnes en danger. L’éradication du vieux bâti suppose la démolition des bâtisses évacuées. Murer leurs entrées n’a jamais fait reculer les squatters. L’argument du squat ne semble pas tenir la route puisque au mois de janvier dernier, tous les squatters des bâtisses évacuées dans le secteur ont été délogés, ce qui laisse penser que le problème des habitants de la rue de Gênes tient à d’autres considérations, si on se fie aux appréhensions des habitants.
Ahmed Belgheir
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