Les palmiers de l’autoroute de l’aéroport abattus dernièrement remplacés par d’autres
... Et le gâchis continue
Dans une édition parue il y a une quinzaine de jours, nous avions évoqué la question de «l’abattage» des palmiers plantés le long du terre-plein séparant les deux voies de l’autoroute de l’aéroport. Les automobilistes qui nous avaient rapporté l’information, qui étaient sidérés d’assister en «live» à ce massacre, croyaient naïvement que les palmiers déracinés de leur socle allaient être replacés par d’autres espèces arboricoles, à même de pouvoir s’adapter à la nature du sol dans lequel ils avaient été mis en terre, au climat, ou pour d’autres considérations, d’autres techniques.
Finalement, il n’en est rien, puisque il y a trois jours, il a été procédé à la plantation d’autres palmiers, au lieu et place de ceux ayant été abattus. Qui a donc ordonné «l’abattage» de ces arbres rustiques ? Qui a décidé de replanter des arbres de la même essence ? Telle est la question qui taraude l’esprit des citoyens, notamment ceux empruntant cet axe routier, qui n’arrivent toujours pas à comprendre pourquoi les auteurs d’un tel gâchis, récidivent encore une fois pour commettre le même crime écologique ?
Par ailleurs, d’aucuns continuent de s’interroger s’il existe réellement une coordination entre les différents acteurs du développement, car selon eux, ce type de pratique révèle une absence flagrante d’un travail sérieux et mûrement réfléchi.
Cette action rappelle encore les nombreuses autres anomalies du même genre où des projets lancés en grande pompe par leurs initiateurs, se sont révélés en fin de compte un vrai flop. Le cas des barrières installées récemment dans plusieurs rues de la ville d’Oran et supprimées quelques jours après à la suite d’une décision du wali, en est le parfait exemple de la gabegie et de la gestion désastreuse des deniers publics.

Un véritable massacre des deniers publics

Pour la petite histoire, pas moins de 148 arbres ont été arrachés de leur socle et probablement jetés quelque part par ceux qui ont décidé de les planter, sans chercher à connaître les véritables raisons de leur dépérissement. Les nouveaux arbres qui ont été mis en terre pour orner cet axe routier, connaîtront sûrement le même sort qu’avaient subi leurs congénères.
Au fait, pourquoi ne pas avoir songé à planter des palmiers nains, puisque cette espèce semble s’adapter au climat du Tell, comme cela est constaté à travers les ronds-points et certains axes routiers où ces arbres ont poussé normalement? Faut-il signaler que cette action a été décidée dans l’opacité la plus totale, sans que les services à l’origine de sa mise en œuvre ne daignent expliquer ses motifs réels. Aussi, en l’absence de canaux de communication, nous autres journalistes sommes-nous condamnés à spéculer sur une action qui bien que paraissant bénigne n’en révèle pas moins le manque de coordination entre les services censés veiller à l’image de marque de la vile.
Les services concernés qui ont tout le temps loué les vertus de la communication avec les gens de la presse, sont de ce fait vivement interpellés par ces derniers pour au moins éclairer leur lanterne sur ce qui a un rapport avec la gestion de leur cité, dusse-t-il s’agir d’un simple palmier. Les journalistes qui célèbrent aujourd’hui la journée nationale de la presse décrétée par les plus hautes autorités du pays, méritent au moins d’être informés pour accomplir leur mission au seul service de la société, qu’il s’agisse de l’abattage d’un arbre, de l’aménagement d’un trottoir , de l’élagage d’un arbre ou d’un quelconque grand projet structurant. Salim B

 

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