En dépit de l’instruction du ministère de l’Intérieur
interdisant leur activité

Les plagistes sévissent toujours à Mers El Hadjadj
Hier matin, en se rendant à la plage de Mers El Hadjadj, les représentants des associations caritatives Chougrani et El Wouroud Wal Hayat qui accompagnaient des enfants de familles nécessiteuses à la plage de Mers El Hadjadj ne se doutaient pas qu’un plagiste allait leur interdire de s’installer au bord de la mer comme si celle-ci était sa propriété privée.
En effet hier matin, les représentants de ces deux associations qui accompagnaient des enfants pour une sortie au bord de la plage et munis d’un ordre de mission et d’une autorisation de la DJS et de la DAS, ainsi que d’un programme de sorties au profit des enfants de familles nécessiteuses se sont heurtés au refus d’un plagiste qui leur a catégoriquement interdit d’installer leurs tentes de camping au bord de la mer.
«Ici, leur a-t-il dit, c’est mon espace, c’est là que je dois installer mes tables, mes chaises et mes parasols pour les louer. Suite à cet interdit, les enfants sont restés sous le soleil brulant de 9 heures jusqu’à 11 heures sans baignade, il a fallu que les encadreurs fassent intervenir les gendarmes pour que le plagiste revienne sur sa décision. Une organisatrice dira: «pour installer nos petites tentes au bord de la mer, il nous a fallu faire intervenir les gendarmes, mais nous n’avons pas passé de bons moments, nous étions sérieusement dérangés par le plagiste qui nous demandait sans cesse l’heure de notre départ pour libérer les lieux», explique notre interlocutrice.
Nous avons appris que les tables de ce plagiste occupent une bonne partie de la plage et que le prix de location varie de trois cents à cinq cents dinars.
Face à une telle situation qui n’existe pas uniquement à Mers El Hadjadj, mais dans l’ensemble des plages de la wilaya, il est à se demander à quoi sert l’instruction du ministre de l’Intérieur qui interdit, catégoriquement, ces pratiques.
A.Bekhaitia

 

 

 

 

 

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