Leur utilisation démesurée dans les fruits et légumes inquiète
Une menace nommée… pesticides
Fini le temps où on voyait les oranges ne commençaient à inonder le marché qu’à partir de décembre à février. De nos jours, en plus des fruits exotiques à l’image du kiwi et de l’avocat qui sont proposés à des prix relativement abordables notamment au niveau de la rue des Aurès (ex-La Bastille), désormais la variété de fruits et légumes étalés, avec des agrumes de saison sont disponibles tout au long de l’année. Le secret de ce changement, selon les spécialistes, sont les pesticides qui sont devenus la formule magique des agriculteurs, notamment ceux tentés par l’exportation.
Leur développement a contribué à améliorer la qualité des fruits et légumes, qui résistent désormais longtemps dans les stocks, une amélioration qui a évidemment touché le contenu de nos assiettes. Toutefois cette utilisation a fait naître de nouveaux dangers sur la santé. En effet, des médecins affirment que des résidus ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés notamment ceux importés, les échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales autorisées. Chez nous, leur application se généralise de plus en plus comme étant un moyen de lutte contre les insectes, les rongeurs, les champignons, les mauvaises herbes. Ces produits «nécessaires» pour améliorer les rendements agricoles se sont avérés très toxiques et parfois cancérigènes à différents degrés. Et quand on sait que les laboratoires spécialisés dans l’analyse de résidu n’existent pas dans notre pays, on peut dire que cette nouvelle source de maladie va laisser ses traces sur les consommateurs, qui ignorent ce qu’ils mangent dans leurs assiettes. Pour une mère de famille: «Je n’ai jamais entendu parler de ces pesticides, mais d’après ce que vous me dites, c’est le bon goût qui finira par une maladie, c’est pour cela que les cas de cancer et les intoxications sont très en vue», conclura-t-elle. En détail, le terme pesticide recouvre trois types de substances: les herbicides (contre les mauvaises herbes), les fongicides (contre les champignons et les moisissures) et les insecticides. L’utilisation des fongicides occupe la première place sur le podium, suivis d’insecticides, alors que les herbicides viennent en troisième position. Les médecins spécialistes mettent en garde: «L’utilisation démesurée de pesticides mettrait en danger la santé de milliers de citoyens, elle est susceptible de provoquer des cancers, des prurits et d’interminables urticaires de la peau et des complications respiratoires». Au niveau national, 30.000 tonnes sont utilisées chaque année. Alors que les conséquences sanitaires de l’exposition à ces milliers de composants chimiques, par le biais de l’eau et de l’alimentation, sont massives et inquiétantes.
Un risque qui sera multiplié par quatre si le pesticide employé est périmé ou de mauvaise qualité. Pour se mettre à l’abri, les ménages n’ont pas le choix, car le contrôle c’est la mission de l’Etat, qui doit mettre en place des laboratoires modernes avec un personnel hautement qualifié, afin d’éviter aux citoyens les maladies qui peuvent être engendrées par ces nourritures.
Jalil M.

 

 

 

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