L’hygiène hospitalière laisse à désirer au pavillon 8
Des pochettes anatomiques dans des seaux en plastique
Au moment où les pouvoirs publics mettent les bouchées doubles afin d’humaniser les hôpitaux par, notamment, la mobilisation d’importantes enveloppes financières, à l’hôpital d’Oran, on continue de faire fi des normes d’hygiène les plus élémentaires. Ces derniers jours, plusieurs malades et visiteurs du service d’urologie du pavillon 8 se disent exacerbés de voir des poches anatomiques reliées à des malades et déposées dans des sceaux en plastique dans des espaces souvent réduits contenant deux, voire trois malades.
Ces sceaux non couverts dégagent des odeurs nauséabondes et peuvent être des sources d’autres affections qui viendraient compliquer l’état des malades hospitalisés ainsi que leurs visiteurs. Dans d’autres établissements où les normes d’hygiène hospitalière sont respectées, ces poches anatomiques ne sont même pas visibles, car, selon un praticien, le malade est lui-même choqué de voir ce consommable et se voit, généralement, condamné en raison d’un moral à plat.
Dans cet ordre d’idées, nous a confié un proche de malade, ce décor n’existe qu’au CHU d’Oran et que pour les mêmes pathologies, les cliniques privées sont dotées de lits et d’équipements adéquats. Toutefois et abstraction faite des prix dépassant toute logique, ce qui attire les malades vers ce service, l’un des plus anciens du pays, demeure le professionnalisme de ses équipes médicales spécialisées qui peuvent se targuer, sous la houlette d’un professeur de renommée mondiale, de sauver plusieurs malades, notamment, les insuffisants rénaux à travers de centaines de greffes réussies. Mais ces défaillances d’ordre organisationnelles sont des taches noires qui peuvent nuire aussi bien au service qu’à l’image de marque de tout un personnel aux compétences avérées. Pourtant au CHU et depuis les mises en garde sévères de la tutelle ministérielle, la direction de l’hôpital déploie des efforts pour remettre de l’ordre dans des services défaillants.
Pour les malades ainsi que les simples citoyens, l’acquisition de lits adaptés et de récipients adéquats s’impose et la balle est donc dans le camp des gestionnaires du CHUO.
K.Z.

 

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