Le crime perpétré par l’OAS avait fait près de cent morts
Oran se souvient de l’attentat
à la voiture piégée de M’dina J’dida
Les moudjahidine et les autorités locales d’Oran ont commémoré, samedi, le 53ème anniversaire de l’attentat à la voiture piégée, commis par la sinistre organisation criminelle OAS, le 28 février 1962 à la place Tahtaha, cœur battant du quartier populaire de M’dina J’dida.
Moudjahidine, enfants de chouhada et responsables locaux se sont donné rendez-vous devant la stèle érigée sur les lieux du drame, pour déposer des gerbes de fleurs et réciter la fatiha à la mémoire des victimes de cet abominable acte qui a endeuillé des familles entières. L’attentat a été commis par l’OAS le mercredi 28 février 1962, vers la fin de l’après-midi, à quelques heures de la rupture du 23ème jour du ramadhan. La placette «Tahtaha « était bondée de monde. Les badauds s’attelaient à faire leurs dernières emplettes. Le marchand de zlabia, «Boulahya», avait du mal à répondre à la sollicitude de ses clients tant que la demande était grande. Ses préparations étaient incontournables sur la meïda du ramadhan des Oranais.
Il était près de 16 heures quand deux terrifiantes déflagrations se sont produites. Deux voitures piégées ont explosé semant la panique parmi la population oranaise. Le bilan a fait état de plus de 80 victimes et de centaines de blessés. Des habitants de M’dina Djdida et des quartiers limitrophes, témoins encore vivants de cette terrible journée, se souviennent encore de la barbarie de cet attentat. Des corps déchiquetés, calcinés, méconnaissables éparpillés un peu partout. Des lambeaux de chair, des membres humains collés aux murs. La sinistre OAS venait ce jour-là de commettre l’un des plus terribles attentats dans la ville d’Oran. Cet acte est interprété comme un ultime soubresaut de désespoir des «ultras» dans leur tentative d’arrêter un processus historique inexorable devant mener un certain 5 juillet 1962 au recouvrement de l’indépendance nationale, au prix de mille et un sacrifices.

 

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