La face cachée de la cité des 55 logements Safa Kadour à Aïn El-Turck
Un fardage qui ne cache aucune tare
Le badigeonnage des façades de l’entrée d’une ville ne peut en aucun cas tromper les visiteurs. Cela laisse plutôt penser qu’il s’agit d’une politique trompe-l’œil mal perçue par eux, lorsqu’ils se promènent à l’intérieur de la ville et découvrent la face cachée. Cela est notamment le cas d’Ain El Turck, la ville-phare de la corniche oranaise qui reçoit chaque année des milliers d’estivants venus des quatre coins du pays et de l’étranger également. En effet, en empruntant le trottoir du boulevard qui traverse le centre-ville de cette station balnéaire, le visiteur est frappé par les détritus qui jonchent le sol surtout dans certaines fosses se trouvant sur le trottoir. Il est surtout sidéré de voir des tonnes de détritus qui garnissent honteusement le vaste terrain situé à proximité de l’établissement hospitalier Medjbeur Tami. Il est également désagréablement surpris par plusieurs bouts de ce qui reste des poteaux de l’éclairage public qui se dressent comme des quilles sur ces trottoirs au lieu d’être remplacés. Du côté de la cité des 55 logements Safa Kadour, c’est la désolation pour ne pas dire la clochardisation. Dans ce petit ensemble immobilier, le ravalement de la façade du mur de clôture qui longe le grand boulevard a été certes effectué, malheureusement à l’arrière, c’est-à-dire du côté caché de cette cité, le long rempart est en train de tomber en ruines et ses barrières métalliques, rongées par la rouille, ont fondu comme de la glace. Face à de telles situations, il est à se demander si les opérations d’embellissement que les responsables concernés engagent çà et là ne concernent que les façades de certains endroits pour tromper l’œil des visiteurs, ou bien s’agit-il d’une méconnaissance de la culture de l’attrait du tourisme qui d’ailleurs fait cruellement défaut chez nous et qui fait dire à un riverain que la politique de façade et celle des circonstances n’ont jamais bien servi les cités. «Lorsqu’on fait un travail à moitié, cela donne toujours de très mauvais résultats, l’entretien d’une ville doit se faire à travers toutes ses cités et continuellement et non pas uniquement sur les façades des grands boulevards, cela donne une très mauvaise appréciation aux visiteurs, pour se faire beau, on ne peut pas laver un côté du visage et ignorer l’autre côté», explique à juste titre un riverain.
A.Bekhaitia

 

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