Le dossier a fait l’objet d’une journée d’étude hier à l’hémicycle
Plus de 10.000 constructions illicites recensées dans la wilaya  
Réparties à travers 149 sites au niveau de 23 communes de la wilaya et occupant 105 hectares, un total de 9.987 constructions érigées illicitement a été recensé en 2007, a-t-on appris en marge de la journée d’étude organisée hier par l’APW consacrée à ce phénomène. En attendant une autre opération de recensement plus fiable, à ce chiffre viennent s’ajouter 1.668 nouvelles constructions. Cette situation concerne la commune d’Es-Sénia qui vient en première position avec 4.254 taudis, soit près de 42%, suivie de la commune d’Oran 3.661, soit 32% et Bir El Djir 854, soit 8%. Dans son intervention, un membre de la commission de l’Urbanisme de l’APW, M. Hakim Ghali, a mis en exergue «la nécessité d’entreprendre dans les plus brefs délais un nouveau recensement par le biais duquel il a préconisé l’utilisation de moyens des moyens modernes comme l’imagerie satellite». L’interlocuteur a également proposé l’installation d’une commission qui doit contrôler et prévoir toutes éventuelles tentatives de création de nouveaux bidonvilles et intervenir dans ces cas. Pour sa part, le wali d’Oran, M.Abdelghani Zaalane a, dans son intervention d’ouverture de la journée d’étude, quant à lui indiqué que: «la responsabilité de mettre fin au phénomène des constructions illicites est l’affaire de tout le monde y compris les habitants qui doivent signaler ce type de construction, mais surtout ce sont les élus locaux qui doivent être les premiers remparts face à ce fléau qui défigure nos villes. Ces derniers ne doivent pas hésiter d’user de leur droit d’autorité locale». M. Zaâlane qui a mis en exergue les efforts de la wilaya en matière de logement dira notamment: «nous avons distribué l’année dernière 5.001 logements, soit 4 fois ce qui a été distribué en 2013, un programme de 11.000 logements a été alloué au quartier des Planteurs, nous avons relogé les habitants des DNC et Bab El Hamra. Nous menons une politique du relogement utile et nous récupérons des terrains d’une valeur urbaine». Rappelons que d’après un plan d’action présenté par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Abdelmadjid Tebboune, l’année 2016 a été décrétée comme date butoir pour la fin des bidonvilles au niveau national. Toutefois, est-ce proportionnellement réalisable à Oran, sachant l’ampleur qu’a prise ce phénomène avec 155 bidonvilles recensés ? 
S. Messaoudi

 

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