Ils vivent dans des conditions très précaires
Des habitants de haï Es-Salam devant la wilaya
Hier matin, une vingtaine d’habitants de haï Es-Salam, commune de Benfréha, s’est déplacée au siège de la wilaya pour protester contre la dégradation du cadre de vie de leur cité. Située à quelques encablures à l’est de la ville d’Oran, où vivent quelque cinq mille habitants, cette cité qui est sortie du néant durant les années de braise que le pays a traversées, se débat dans des conditions à la limite du supportable pour ne pas dire dans une pitoyable situation.
Ce quartier ne dispose en effet ni de l’eau potable, ni d’un réseau d’assainissement des eaux usées, encore moins d’une école et d’un réseau de courant électrique. Les routes ne sont pas goudronnées, et pour tout dire, un dénuement total qui commence à exaspérer les habitants qui ne cessent depuis des années de réclamer l’amélioration de leur cadre de vie auprès des responsables locaux, mais en vain. «Hormis les promesses, nous ne voyons rien venir de concret, alors ça suffit.
Ceux qui nous ignorent doivent maintenant assumer leur responsabilité car nous n’allons pas nous taire et baisser les bras. Nous voulons vivre dignement comme tous les autres citoyens.
Et puisque on procède à des travaux d’aménagement des trottoirs du village et on effectue des travaux d’embellissement, il faut s’occuper de nous aussi», ont affirmé les habitants qui disent accorder un délai de 15 jours aux responsables locaux pour prendre en charge les problèmes de leur agglomération. Faute de quoi, le siège de la mairie sera fermé. «La patience a des limites, nous avons frappé à toutes les portes, malheureusement on n’a pas donné d’importance à nos cris de détresse», affirment-ils.
Ces habitants s’interrogent sur les constructions illicites qui, ces derniers temps, poussent comme des champignons dans une importante assiette de terrain située à l’entrée de l’agglomération et au bord de la route principale qui donne accès à celle-ci et ce, au vu et au su de tous, cette assiette de terrain, précisent-ils, peut servir à l’implantation de certains équipements, tel qu’un dispensaire ou une école, pourquoi ne pas mettre fin à cette situation et qui est derrière cette affaire ?
«Ce terrain d’assiette est situé à l’entrée principale de notre agglomération, juste au bord de la route, donc exposé à la vue de tous ceux qui viennent ici, personne ne peut nier l’existence de constructions illicites, des baraques qui s’effectuent en plein jour et depuis quelques mois seulement. A qui profite cette situation ? Pourquoi ne pas interdire ces constructions dans cet endroit précis ?», se demandent nos interlocuteurs qui souhaitent voir le wali visiter leur cité pour voir de près dans quelles conditions ils vivent.
Avant de quitter le siège de la wilaya, le groupe d’habitants a déposé dans un bureau, un double de la correspondance au wali qu’ils lui ont déjà adressée par voie postale le mois de juin passé, et qu’ils ont adressée au président de la République, avons-nous appris.
A.Bekhaitia

 

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