Chantier d’aménagement du CW 33
Qui est responsable de ce massacre ?
Des candélabres neufs éventrés, d’autres installés au milieu des
feuillages d’arbres, ou encore d’autres tout juste sommairement posés à l’aide de boulons sans être solidement rivés à leurs socles, des pavés qui commencent à se décoller, moins d’une année après leur pose, tel est le triste décor qu’offre aujourd’hui l’éternel chantier d’aménagement du chemin de wilaya 33 (CW 33). Ce projet qui normalement devait être bouclé en moins de trois mois, se distingue par ailleurs par une lenteur inexpliquée des travaux, au grand dam des résidents d’El Barki, de la cité Grande-Terre. Les centaines d’usagers de ce tronçon routier constatent quotidiennement ce qui peut être qualifié de massacre à ciel ouvert. Les entreprises ayant été chargées par les pouvoirs publics de la concrétisation de ce projet, se distinguent surtout par la multiplication des bourdes et des anomalies dont le premier perdant est le Trésor public, au moment où les plus hautes instances de l’Etat ne cessent d’appeler à la rationalisation des deniers publics. Pourquoi donc ce gâchis continue-t-il de se poursuivre dans une ville où ni les compétences humaines, ni les outils de réalisation ne manquent ? Car de l’avis de beaucoup de citoyens qui subissent depuis près de deux longues années les désagréments induits par ce fâcheux état de fait, l’incompétence des entreprises ayant décroché ce marché juteux est flagrante. Sinon, comment expliquer le fait que des pavés fraîchement posés s’effritent et se décollent sans que les services de suivi ne réagissent ? Y a-t-il complicité entre ces services dont la mission principale est de veiller à la bonne exécution des travaux des entrepreneurs à l’origine de cette situation. A ce propos, une parenthèse s’impose: Un citoyen très au fait des pratiques régissant les marchés public, n’a pas manqué de nous signaler une entorse flagrante au code des marchés en nous rappelant l’absence inexpliquée et inexplicable d’un panneau identifiant l’outil de réalisation, l’entreprise en l’occurrence, ainsi que la nature du projet qui lui a été confié. «Last but not least», d’autres citoyens, notamment ceux d’El Barki, ont affirmé ne rien avoir compris dans la reprise des travaux après l’achèvement de certaines actions, ce qui suppose selon eux, l’absence flagrante de coordination entre les intervenants. Il en est ainsi de la reprise des travaux d’excavation entamés avant-hier au niveau de la maison des jeunes et de la polyclinique de ce quartier populaire (Voir photo 1 et 2), alors que le bon sens aurait voulu que ce type d’intervention se fasse en amont et non en aval du processus de concrétisation du chantier. Par ailleurs, le fait que les services chargés du suivi du projet tolèrent que des candélabres dont une bonne dizaine d’ailleurs est non fonctionnelle (Voir photo 4), soient encastrés dans des arbres (Voir photo de Une) , intrigue à plus d’un titre à proximité de la cite Mafal (Grand Terre). Le trou béant observé tout juste à l’entrée de la plateforme du pont enjambant le 3ème périphérique est aussi intrigant (Voir photo 3), pour les usagers ayant eu hier le malheur de traverser cet ouvrage d’art. Face à ce massacre qui risque de s’éterniser, les autorités locales sont vivement interpellées pour y mettre fin. B. Salim

 

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