Travail bâclé, tranchées non colmatées et bordures
de trottoirs sous-dimensionnées
Ces entrepreneurs qui font dans la triche
Que ce soit au niveau de la commune d’Oran ou dans d’autres commu nes de la wilaya, des travaux d’aménagement de trottoirs et d’espaces verts sont lancés tous azimuts. Ce qui n’est pas mal, mais ce qui manque le plus dans ces coûteuses réalisations, n’est autre que la bonne exécution des travaux, la bonne qualité des matériaux utilisés et le sérieux dans le suivi des travaux. Aussi, dans le but d’illustrer la gabegie, nous ne citerons que quelques cas. Au début de l’été passé, au niveau de la cité des Amandiers, des travaux d’aménagement de trottoirs ont été réalisés.
Cependant, quelques mois après, dans certains endroits, les bordures ont commencé à se désagréger comme le montre si bien notre photo. Ces mêmes bordures s’effritent ou se renversent au contact avec les roues des véhicules. Cet état de fait a fait dire aux riverains qu’il s’agit de tricheries intolérables. Et ces mêmes riverains de s’interroger: «Que devient le contrôle, franchement nous ne comprenons rien.
On nous a fait perdre le nord, car dans certains quartiers de la ville, il existe des bordures de trottoirs datant de plus de 50 et 60 ans. A ce jour, elles sont intactes alors que maintenant ça ne tient même pas une année. Ce n’est quand même pas des bordures de trottoirs jetables. Pourquoi ce gaspillage et ces tricheries ?», se demande notre vieil interlocuteur. A Hassi Bounif, en octobre 2012, des travaux d’aménagement de trottoirs ont été confiés à un proche parent de l’ex-président de l’APC, lequel utilisait 4 brouettes de sable de carrière pour un sac de ciment et pas du tout de gravier. Une tricherie qui a dépassé toutes les bornes et que nous avons rapportée au moment même de l’exécution des travaux dans les colonnes de notre journal. Actuellement, le semblant de béton se désagrège et le treillis soudé commence à apparaître.
Par ailleurs, à l’entrée de haï Bendaoud, dans la même commune, les dalles de niches souterraines, nouvellement réalisées pour abriter la fibre optique, croyons-nous savoir, installées sur le trottoir, commencent à se vider de leur couche de béton. Il ne leur reste que la ferraille. Est-ce ainsi qu’on construit un pays ?, s’interrogent des riverains écœurés par ces tricheries. Pourtant, disent-ils, «ces entrepreneurs sont payés pour ces travaux, ils ne font pas de cadeau à la municipalité. N’est-ce pas du vol ?», se demandent nos interlocuteurs.
A.Bekhaitia

 

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