700 millions de centimes étaient prévus par l’ancienne APC
de Hassi Bounif, pour l’achat de plantes d’ornement
Quand on confond entre l’essentiel et le superflu
Au moment où plusieurs dizaines d’habitations ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement des eaux usées et continuent d’utiliser des fosses septiques, au moment où les habitants de plusieurs agglomérations relevant de la commune de Hassi Bounif souffrent de la dégradation du cadre de vie qui s’exprime par le manque de rues bitumées y compris dans certains endroits du village, au moment où certaines bâtisses relevant du patrimoine de la commune tombent en ruine par manque d’entretien, comme par exemple l’ex-église qui abrite actuellement le bureau de l’organisation des anciens moudjahidine qui se trouve dans un piteux état, ou encore l’ancien et grand local situé derrière cette ex-église qui est totalement abandonné et délabré, au moment où l’ensemble des rues des différentes agglomérations croulent sous les ordures, l’Assemblée populaire communale sous la présidence de l’ex-maire, a établi une fiche technique pour l’achat de plantes d’ornement pour une somme de 700 millions de centimes et une fiche technique pour l’achat de livres pour la bibliothèque de l’ordre de 760 millions de centimes, alors que les livres en question peuvent être fournis gratuitement par la direction de la Culture, nous a confié un responsable. Sur les 60 projets inscrits, 90 % ne sont d’aucune utilité pour la commune au vu des véritables problèmes qui préoccupent sérieusement les habitants de la commune et qui méritent une priorité, c’est ce que M. Chaabni Salah Eddine nouveau maire de Hassi Bounif, a déclaré à une soixantaine de sages de haï chahid Mahmoud, qu’il a invités à une rencontre qui a eu lieu lundi en fin de journée pour écouter leurs préoccupations.
Prenant un par un la parole, ces habitants de haï chahid Mahmoud se sont plaints de l’insécurité qui règne au niveau de cette importante cité, ils ont réclamé au maire une structure de sécurité, ils se sont plaints du phénomène des constructions illicites qui poussent comme des champignons, au vu et au su de tous et dont les occupants piratent les réseaux de l’AEP et du courant électrique au détriment des abonnés, ces mêmes personnes ont réclamé la construction d’une maison de jeunes, d’un centre de santé, car ont-elles expliqué, l’actuelle salle de soins est loin de répondre aux besoins des habitants.
«Ce n’est plus le petit douar de 1962, hai chahid Mahmoud compte au moins 22.000 habitants, il lui faut une structure de santé digne de ce nom et non pas une infirmerie», ont expliqué les intervenants.
Dans leur intervention, les habitants de haï chahid Mahmoud se sont également plaints de la non distribution du courrier depuis deux ans, soit depuis le départ du facteur en long congé de maladie, comme ils ont parlé des fréquentes coupures de courant électrique qui empoisonnent leur vie, ainsi que d’autres problèmes.
Le maire a tenu à préciser que ces rencontres avec la société civile de toutes les agglomérations de la commune auront lieu chaque trimestre, non pas pour se réunir pour la forme, mais pour vous informer des décisions prises concernant les problèmes que vous venez de poser et que nous venons d’enregistrer, leur a-t-il expliqué, ajoutant «Notre commune se dirigeait droit vers l’abîme, elle a été clochardisée, il y avait mauvaise gestion, de jour en jour, nous découvrons des catastrophes dans la gestion, c’est pour vous dire que nous avons hérité d’une situation catastrophique, mais pour l’instant, c’est une nouvelle étape qui demande la collaboration et l’aide de chaque habitant de cette commune pour ouvrir une nouvelle page, je vous invite à créer des comités de quartiers pour avoir plus de poids lorsque vous revendiquez vos droits», a demandé le maire à ses invités.
A la fin de cette réunion, nous avons appris que l’ambulance acquise par la commune et qui stationnait au niveau du parc communal, qui ne servait à rien, a été mise à la disposition du centre de santé par le maire, qui assure la permanence en H/24 et qui ne disposait d’aucun moyen d’évacuation des malades. A.Bekhaitia

Non conformes et non signalés, ils sont installés
à la hâte sur la RN 13 à l’entrée de la ville

Des ralentisseurs source de danger
Sous forme de quatre à cinq bosses irrégulières, plus
d’une dizaine de ralentisseurs ont été installés récemment sur les deux côtés de l’autoroute menant à l’entrée de la ville d’Arzew, juste avant l’entrée à la zone industrielle.
Ces ralentisseurs, édifiés à la hâte en goudron, loin de toute forme d’esthétique et d’harmonie, sont dépourvus de toutes normes techniques. D’ailleurs le bitume avec lequel ils sont construits commence à s’effriter par endroits, tant qu’il était mal réparti sur la chaussée. Le problème de ces dos-d’âne, sensés obtempérer l’ardeur et la frénésie de la vitesse de certains conducteurs de véhicules, les concepteurs de cette décision de limitation de vitesse à ce tronçon, d’ailleurs très fréquenté, ont tout simplement négligé d’installer des plaques de signalisation des ralentisseurs sur les deux côtés de l’autoroute. Même les habitués de cette double voie ont été surpris par ces dos-d’âne très encombrants, mal conçus et très nombreux sur une petite distance (plus d’une vingtaine), alors n’en parlant pas des nouveaux passagers empruntant cette autoroute, surtout de nuit où il n’existe pas d’éclairage. Cette RN 13, singularisée par une fréquence très élevée de la circulation durant toute la journée, est sujette à des blocages et des encombrements juste aux endroits où sont installés ces dizaines de ralentisseurs, ce qui provoque des freinages subits à leur vue et une vitesse non tolérée sur une autoroute. Une révision de cette situation est amplement souhaitée par les habitués de ce double sens, surtout par les nombreux transporteurs publics qui desservent la ligne Arzew-Oran et les différentes localités avoisinantes.
Dans ce registre, des observateurs avertis soulignent: «Comment cherche-t-on à limiter la vitesse par des outils mal façonnés, irréguliers, non signalés et non conformes qui se transforment en une réelle source de danger?». Ajoutant: «Il existe d’autres formes de ralentisseurs, dignes du statut de la renommée de la capitale du pétrole, modernes, esthétiques et surtout réglementaires avec des plaques de signalisation lumineuses, alors pourquoi opter pour des solutions faciles».
D.Cherif

 

tarif