El Ayayda
Le déversement des eaux usées menace l’homme, la flore et la faune
Voyants au rouge pour une imminente catastrophe naturelle
L’espace environnemental de la localité d’El Ayayda à vocation agricole, dépendant, administrativement, de la commune de Ain El Bia dans la daïra de Béthioua, est exposé à une catastrophe naturelle sans pareil. En effet, des dizaines d’hectares de terre agricole risquent de disparaitre ou d’être dénaturés de leur aspect et vocation initiale en raison du déversement continuel des eaux usées provenant des communes limitrophes. Ces rejets insalubres tous azimuts provoquent une gigantesque mare d’eaux usées stagnantes qui portent lourdement atteinte au tissu urbain limitrophe et à l’environnement immédiat. Même les services de nettoiement de la commune de Ain El Bia chargés, tant bien que mal, d’assurer son hygiène trouvent d’énormes difficultés à remplir leur mission, nous assure-t-on. Cette situation pénalisante, condamnable et répréhensible à plus d’un titre, néfaste pour l’être humain, la faune et la flore, revient, essentiellement, au manque systématique, depuis plusieurs années, à la vidange du canal principal datant de l’ère coloniale, situé entre les communes d’Ain El Bia et Hassi Mefsoukh et traversant Hai Salem (Phoenix) pour se jeter dans la mer. Selon des sources très au fait de la situation, «en raison de l’inexistence de moyens adéquats pour faciliter le drainage des eaux dans ce conduit, son obstruction risque de générer un drame écologique sans précédent». D’ailleurs, continue notre source «Pour tirer la sonnette d’alarme sur ce grave désastre de l’écosystème, plusieurs doléances ont été adressées aux secteurs concernés sur ce sujet qui hantent les riverains nuit et jour».

Les direction de l’Environnement et de l’Agriculture interpellées par les citoyens

«Par ailleurs, souligne notre interlocuteur, de nombreux agriculteurs, dont les terres agricoles longent le grand lac d’El Ayayda, inquiets des déversements d’eaux usées dans le plan d’eau de cet espace à haute valeur écologique, n’ont pu cultiver leurs parcelles de terre par mesure préventive en attendant des jours meilleurs. Pourtant, certains véreux, ravis de l’aubaine, utilisent ces eaux impropres pour arroser leurs cultures», dénoncent nos sources. Nos sources qui ont émis le vœu de voir les autorités compétentes, notamment les directions des Services agricoles et de l’Environnement, ont tenu à préciser, que «même les riverains, à l’approche de chaque saison de canicule, appréhendent les risques des maladies à transmission hydrique (MTH) à cause de l’air empesté, du ruissellement continu et de l’infiltration des eaux usées sur et sous terre pour former le décor sordide de cette contrée visible de loin». En dernier lieu, les protestataires, voulant préserver leur environnement immédiat et vivre dans une nature propre et saine, tirent la sonnette d’alarme, encore une fois, pour interpeller les tutelles concernées en avertissant qu’une catastrophe écologique semble imminente si des mesures urgentes ne sont pas prises dans l’immédiat, notamment, au niveau de la pollution des puits, oueds et nappes phréatiques. Même la localité de Chehairia, agglomération limitrophe, est touchée par ces débordements d’eaux usées, phénomène désastreux qui fait réagir les riverains pour lancer un appel de détresse pour la réalisation d’une station de traitement d’eaux usées qui tarde à voir le jour malgré les engagements des pouvoirs publics.
D.Cherif

Sidi El Bachir
Tricherie dans le dosage des dalles de protection des chambres souterraines de câbles
Placées depuis moins d’une année, les dalles en béton faisant office de couvercle pour les chambres souterraines servant d’abri pour les câbles de fibre optique, se sont vidées de leur béton.
De ces éléments, il ne reste que le cadre en ferraille et un trou béant.
Sur le trottoir de haï Sidi El Bachir, commune de Bir El Djir, plus exactement à El Bouachkha, il ne reste de plusieurs dalles confectionnées en béton armé afin de servir de couvercles pour les chambres souterraines qui abritent les câbles de fibre optique, que des cadres métalliques et quelques bouts de ferraille sur des trous béants guettant dangereusement le passage d’un non-voyant ou celui d’une autre personne ayant la tête ailleurs.
L’origine de cette situation n’est pas le fait d’une détérioration causée par un engin ou par des véhicules, mais par la pluie, oui par la pluie, il est bien dit que l’eau est source de la vie, chez nous, elle est aussi un détecteur de tricherie.
En effet, si la pluie a causé la désagrégation de ces dalles, placées depuis quelques mois seulement, c’est parce qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une affaire de tricherie dans le dosage du béton, sinon, comment expliquer ce problème, la pluie n’est quand même pas un acide pour désagréger ce béton et si c’est le cas, même les dalles des maisons auraient pu subir le même sort, devant ces trous béants, nous avons posé la question à une dizaine de passants, la réponse a été la même. «Ils a trichent , ils volent.
Ils ne craignent pas Dieu, il n’y a pas de contrôle, «rahoum yaklou fel hram» (ils mangent du pain sale), ce n’est pas comme ça qu’on peut construire un pays», sans citer les insultes que certains autres ont a juste titre proférées contre les tricheurs et leurs complices. Messieurs les responsables concernés vous vous plaignez souvent des vols de câbles, s’il vous plaît, sortez de vos bureaux, faites un tour sur le trottoir de haï El Bouachkha, vous allez voir que les câbles ne sont pas protégés du fait qu’ils sont apparents et que les dalles en question ne servent à rien, c’est tout simplement de l’argent qui a été jeté par la fenêtre.
A.Bekhaitia

 

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