Bethioua
Un problème de financement en serait la cause
Lancé en 2008, le chantier des 140 logements sociaux peine à voir le jour
Les bénéficiaires des 140 logements sociaux à Ayayda dans la daïra de Béthioua ont lancé, dernièrement, un appel aux responsables locaux de la daïra ainsi que les autorités de la wilaya pour prendre en charge leurs doléances suite au retard incompréhensible noté dans la réalisation des logements, dont ils devaient bénéficier.
Selon les témoignages des familles concernées, la liste des bénéficiaires a été établie le 21 mai 2013, alors que les pré-affectations ont été délivrées au début du mois de janvier de l’année en cours. Sur lesdites pré-affectations, il était clairement noté que le projet à été lancé en 2008.
Actuellement, selon les bénéficiaires, le projet en question, qui était à l’abandon est en passe d’être redynamisé, puisque sur les 140 logements, une soixantaine a vu son chantier reprendre le cours normal, alors que le reste le sera après l’aboutissement de l’étude des offres des soumissionnaires, indique-t-on de bonnes sources.
Interpelé par les bénéficiaires, le promoteur, chargé de la réalisation de ces logements, a fait état que la raison est purement d’ordre financier, et qu’il n’a toujours pas perçu la deuxième tranche de ses dus pour la finalisation du projet. Par ailleurs, les bénéficiaires ont chargé un groupe de parler en leur nom et de s’enquérir de cette problématique, toutefois, les entretiens que ces derniers ont eus avec le président de l’assemblée populaire communal d’Ain Bia, ainsi que le chef de daïra de Béthioua, n’ont pas abouti à quelque chose de concret, les deux responsables, nous a-t-on fait savoir, ont demandé aux bénéficiaires de patienter sans plus.
Dans le même cadre, les tentatives de prendre contact avec les responsables de l’Office de promotion et de la gestion immobilière OPGI d’Oran ont été vouées a l’échec, aucun responsable, apprend-on, n’a pu répondre à ces familles. Les bénéficiaires ont fait état, entre autres, qu’ils ont adressé une correspondance au chef de l’exécutif de la wilaya, contenant toutes les informations et les problématiques auxquelles ces derniers font face, mais aucune réponse n’a été enregistrée à ce jour. Les bénéficiaires se sont interrogés sur l’arrêt de ce projet lancé depuis des années, au même temps qu’un projet de 1.500 logements à El Mohgoun, pris en charge par une entreprise chinoise, qui est presque achevée, alors que les futures bénéficiaires de ces logements ont eu des promesses de rejoindre leurs appartements avant le début du mois de ramadan prochain. Cette frustration s’ajoute aux fardeaux financiers insupportables, dus aux charges de location pour ces familles.
Fort est de constater qu’en dépit des promesses faites par les responsables en charge du programme des logements sociaux, aucune amélioration concrète n’est à relever, de milliers de pré-affectations ont été délivrées aux citoyens, partout dans la wilaya d’Oran, à l’instar d’El Hamri, Mediouni et Derb, ces derniers attendent toujours d’être relogés. Cette frustration a mené des centaines de bénéficiaires a manifesté leurs ras-le-bol devant les services de la daïra d’Oran à plusieurs reprises.
S. Ourabah

Des enfants subsahariens et leurs parents abandonnés
à leur triste sort

Y’a-t-il une solution pour ces parias ?
A l’approche de la célébration de la journée mondiale de l’Enfance qui coïncide avec le 1er juin de chaque année, une misérable vie est vécue quotidiennement par des enfants subsahariens à Oran.
En effet, depuis un certain temps, la ville d’Oran est envahie par un nombre impressionnant d’enfants subsahariens, tenant en main des écuelles en plastique, mal vêtus, marchant pieds nus dans les différentes artères, à la recherche d’âmes charitables.
Dans leur quête de l’aumône, ils s’agrippent aux véhicules au risque de se faire écraser, montent dans les bus aux différents arrêts, « investissent» les boulangers, les restaurants, les bureaux de poste et les différents marchés de la ville. Ces enfants ne sont ni scolarisés, ni protégés, ils sont livrés à eux-mêmes. Cette misérable situation est également vécue par leurs parents qui font la manche à chaque coin de rue, ils ne tiennent malheureusement pas compte des règles d’hygiène et de sécurité qu’impose le séjour dans une ville comme Oran qui se veut la capitale de l’Ouest.
A titre illustratif, pour ne citer que le cas de ce père de famille subsaharien qui, pour abriter ses enfants du soleil, n’a pas trouvé mieux que d’installer une sorte d’ombrelle avec du carton qu’il a fixé sur un panneau de signalisation routière, en l’occurrence un Stop, voilant ainsi à la vue des automobilistes la plaque de signalisation, ce qui aurait pu causer de graves accidents de la circulation au niveau de cette importante bretelle de sortie. A la vue de cette lamentable situation, de nombreux Oranais, jaloux de leur ville mais sensibles aussi à la malheureuse vie que mènent ces personnes, se demandent ce que devient le rôle des autorités en matière de solidarité pour leur prise en charge. «Pourquoi les laisser dans cette situation, pourquoi ne pas construire un centre d’accueil au sens propre du terme pour prendre en charge ces enfants et leurs parents, est-ce que ces personnes sont recensées, je ne pense pas ?» s’interroge un vieil Oranais.
Une autre question est également posée par de nombreux habitants de la ville : « est-ce que tous ces Subsahariens qui se trouvent chez nous, ont subi des examens médicaux, attestant leur bonne santé, est-ce qu’ils sont indemnes de toute maladie contagieuse ? Ces questions se posent depuis que des cas de fièvre Ebola ont été déclarés dans certains pays africains dont les ressortissants circulent librement en Algérie.
A.Bekhaitia

 

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