Ils ont protesté près du siège de la Radio
Les étudiants en master architecture haussent le ton
Dénonçant encore et toujours leur diplôme d’architecture qui selon eux, ne servirait à rien, des centaines d’étudiants en master architecture à l’USTO sont revenus hier à la charge en organisant un rassemblement de protestation près du siège de la Radio d’Oran. Ces derniers ont affiché des banderoles sur lesquelles ils ont inscrit des messages forts comme «Imaginez l’Algérie sans architectes» ou encore «Diplôme sans valeur».
Ce genre de manifestation est organisé par ces étudiants depuis plus d’un mois mais c’est la première fois que ce mouvement va au-delà de l’Université des sciences et technologie d’Oran (USTO). En effet, les étudiants d’architecture, en délocalisant leur lieu de protestation, ont voulu frapper fort en s’affichant hors des murs de leur université comme pour faire savoir que leur problème concerne tout le monde, l’avenir de milliers d’étudiants, même tous les professionnels et tout un secteur sensible qui est l’architecture. «Nous avons voulu passer notre message à tout le monde et pas seulement aux responsables du secteur de l’enseignement supérieur», dira un des étudiants. En effet, le master en architecture fait polémique auprès des étudiants de cette filière, ne donnant pas accès direct au métier d’architecte, comme il est le cas pour le diplôme d’ingénieur en architecture avec l’ancien système.
C’est depuis l’avènement du nouveau système LMD que selon les étudiants protestataires, aucun titulaire de master en architecture n’a pu intégrer l’ordre national des architectes. Le problème serait donc lié au nombre élevé de diplômés, puisque selon un des étudiants: «Auparavant, il y avait 3 ou 4 écoles et instituts d’architecture. Maintenant, il y a 28 départements à l’échelle nationale, l’on se préoccupe de la production quantitative uniquement alors que l’architecture est avant tout un art».
S. Messaoudi

Arzew
1.100 logements sociaux livrés le mois prochain 
Le projet de 850 logements publics locatifs implantés à El Mohgoun, confiés à l’entreprise chinoise CRCEG, sera réceptionné le mois de décembre prochain, a déclaré un membre de l’assemblée populaire communale de la commune d’Arzew à laquelle est rattachée administrativement cette localité. Lors d’une visite effectuée en 2013 au niveau de ce site, situé, souligne-t-on, en face l’EPH Nekkache Mohamed Seghir à El Mohgoun, le wali avait insisté sur le respect des délais contractuels et a rappelé que ces logements ont fait l’objet de pré-affectations. La distribution de ces documents permettra l’identification du logement avant même qu’il ne soit occupé. Le bénéficiaire a pratiquement, au préalable, toutes les données relatives à son futur logement. Une option qui lui permet même de suivre l’avancement des travaux. Dans le même cadre, on apprend que même le projet de 250 logements sociaux en cours de réalisation à Hai Gourin sera livré le mois prochain. Ce quota est exclusivement réservé aux citoyens qui vivotaient dans un habitat précaire. Avant la distribution des pré-affectations, une commission a été mise sur pied à la daïra pour étudier et trier les dossiers pour n’en garder que les postulants méritants. Avoir un logement est une nécessité dans un parcours d’insertion, cependant le nombre de logements sociaux reste insuffisant en vue de la demande toujours croissante. Il est à noter que les conditions d’éligibilité à un logement social ont été revues pour permettre aux couches moyennes de postuler à cette formule. Le plafond de salaire exigé pour prétendre à un logement social a été rehaussé de 12.000 dinars à 24.000 dinars. L’ancienneté de la demande et le nombre d’enfants figurent entre autres parmi les conditions exigées. Tous les dossiers des demandeurs de logement sont étudiés et vérifiés par le fichier national de logement.
Mehdi A

 

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