Navette maritime Oran-Ain El Turck
Lancement des travaux de réalisation de gares en mars
Les travaux de réalisation de deux gares, dans la perspective d’une navette maritime Oran-Ain El Turck, seront lancés en mars prochain, a annoncé hier le wali d’Oran.
Cette navette maritime, la première à Oran et la deuxième sur le plan national après celle reliant le port d’Alger à la pêcherie du port de pêche et de plaisance de Djemila en août 2014, sera opérationnelle au début de la saison estivale, a ajouté Abdelghani Zaalane, lors d’une réunion de travail consacrée à l’état d’avancement de ce projet inscrit en 2014.
Les appels d’offres seront lancés dans les 10 jours à venir, a-t-il encore indiqué lors de cette rencontre regroupant les différents intervenants dont les représentants du laboratoire des études maritimes (LAM) qui a réalisé l’étude de faisabilité, du port d’Oran qui se chargera de la réalisation des stations maritimes et du port d’Arzew qui cofinancera le projet et du ministère des Transports qui gérera le fonctionnement de cette ligne.
L’étude de faisabilité de ce projet d’un coût de 800 millions DA a été achevée, a-t-on signalé soulignant que le choix de l’emplacement de la station à Ain El Turck a nécessité des études approfondies pour se porter finalement sur la plage des «Dunes» dans la localité de Cap Falcon.
La gare maritime au port d’Oran sera implantée au niveau du quai de Béni-Saf sur une superficie de 363 mètres carrés.
Le wali a insisté sur le respect des délais pour la réalisation des deux gares maritimes pour le début de la saison estivale. Le bateau assurant la navette étant déjà prêt, conçu en 2011 avec une capacité de 206 places.
Une convention pour l’implication du port d’Arzew dans le financement de ce projet a été signée en marge de cette séance de travail.
Le nombre de navettes par jour et les tarifs n’ont pas encore été fixés.
En attendant, le directeur d’étude au niveau du ministère des Transports, Rezzal Abdelkrim, a expliqué qu’il s’agit d’une ligne de transport urbain public, soulignant que les tarifs ne peuvent être que raisonnables.
S’agissant de la durée de la traversée, le directeur du LAM a avancé qu’elle ne dépassera pas les 30 minutes si on choisit le mode «balade» et 20 mn si on opte pour le mode transport, en rappelant que le déplacement vers cette destination par voiture au cours de la saison estivale peut prendre jusqu’à 3 heures à cause des embouteillages. D’autres projets pour l’ouverture de lignes maritimes dans d’autres régions du littoral algérien sont à l’étude dont celle qui reliera Jijel à Béjaia et une autre qui assurera le transport entre Alger et Tipasa, a-t-on indiqué.

Zone pétrochimique d’Arzew
Le conflit entre les travailleurs de la société Sorfert et la direction reprend de nouveau
Plus de 250 travailleurs ont observé un sit-in
La société mixte algéro-égyptienne Sorfert de production d’ammoniac et d’urée, située au sein de la zone industrielle d’Arzew, connaît de nouveau des rebondissements suite, selon le communiqué signé par le syndicat de base dont notre journal détient une copie, à la non prise en considération de la plateforme de revendications soumise par les représentants des travailleurs. Cette société dont le groupe égyptien Orascom détient 51 % et l’entreprise Sonatrach 49 %, employant 720 travailleurs, a connu auparavant plusieurs conflits avec ses travailleurs dont notre journal a suivi et relaté au moment des faits et des bras de fer enclenchés entre les deux parties. Avant-hier, pour non satisfaction des requêtes des travailleurs présentées par les membres du syndicat UGTA, quelques 250 agents se sont déplacés au siège de cette société mixte située au niveau de Béthioua, pour observer un sit-in d’une heure et cela durant la pause du déjeuner, afin de faire entendre leur voix et obtenir leurs droits. Le service minimum était assuré à ce moment, a-t-on assuré. Le DGA de la société Sorfert, selon les déclarations du syndicat, a refusé catégoriquement de rencontrer les protestataires.
La plate-forme de revendications selon le communiqué du syndicat se résume au retard dans le versement des primes d’intéressement des années 2014 et 2015, la mise en place de la convention collective, absente depuis plus de 7 ans, spécifiant les droits et devoirs des travailleurs et de l’employeur, la révision de la grille des salaires, la révision et le versement des primes de risque et de nuisance, l’amélioration des conditions de travail, et enfin la signature des dossiers en instance relatifs à la promotion des travailleurs pour combler le manque d’effectif. «Dans le cas où nos requêtes ne seront pas satisfaites, une assemblée générale des travailleurs sera programmée par l’Union locale de l’UGTA durant laquelle les travailleurs décideront d’une grève légale avec dépôt d’un préavis réglementaire», déclare à la fin le secrétaire général du syndicat. Le bras de fer va-il continuer ? Affaire à suivre.
D.Cherif

 

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