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Sit-in des médecins spécialistes devant le siège de la wilaya
Un cri de détresse envers les pouvoirs publics
Après une trêve, qui
n’aura duré que deux
semaines, les médecins spécialistes de santé publique, sous la bannière de leur syndicat le SNPSSP, ont repris hier leurs sit-in. Ainsi et parallèlement au sit-in prévu devant la présidence de la République, une cinquantaine de spécialistes de 4 wilayas de l’ouest du pays, en l’occurrence Oran, Mostaganem, Mascara et Aïn Témouchent, ont organisé, durant la matinée d’hier, un sit-in devant la wilaya d’Oran. L’objectif, selon le Dr Deharib, le responsable du bureau d’Oran du SNPSSP, est d’exprimer l’inquiétude des praticiens spécialistes devant le mutisme des pouvoirs publics, vu que, lors des contacts effectués auprès notamment du premier responsable du FLN, ce dernier a promis de faire les démarches nécessaires pour satisfaire les revendications socioprofessionnelles de la corporation.
Pour eux, ce ne sont pas les médecins qui seraient dans l’impasse mais bien les pouvoirs publics et, à leur tête, la tutelle, qui auraient toujours sur les bras ce dossier. La situation épidémiologique de nombreux malades risque de se compliquer du fait que plusieurs interventions chirurgicales ont été décalées et ce, en dépit du maintien du service minimum, qui «reste pour nous indiscutable.
Nous n’avons nullement l’intention de prendre en otage les malades, dont la santé demeure notre préoccupation première.» A rappeler enfin que, à ce sit-in, ont également pris part des médecins généralistes de santé publique, qui, eux aussi, sont en grève depuis plusieurs semaines, à l’appel de leur syndicat le SNPSP.
Hichem Badaoui
Personnels de la Division hygiène et assainissement
Des visites médicales
en attendant des tenues
de travail adaptées
Dans le cadre de la médecine de travail, le service de la Division d’hygiène et d’assainissement (DHA) de la commune d’Oran a signé, dernièrement, une convention avec l’hôpital d’Oran à l’effet de permettre à ses personnels de subir des examens biologiques et radiologiques, et de se faire vacciner contre les différentes maladies professionnelles liées à leurs activités. Cette convention cible en premier lieu, les agents d’hygiène, à savoir les égoutiers et les éboueurs, ainsi que les chauffeurs de véhicules équipés de bennes-tasseuses. Dans ce cadre, 200 ouvriers ont passé récemment des visites médicales visant à préserver leur santé contre certaines maladies tels que le tétanos, les maladies respiratoires et dermiques qu’ils peuvent contracter en manipulant les objets tranchants pouvant exister dans les sacs-poubelle. Ces visites cibleront, au cours de cette année, quelque 3.000 personnes activant au niveau de la DHA et des différents secteurs urbains de la commune. Il est important de noter que ces agents ont également besoin d’équipements de protection individuels tel que prévu par la loi, à savoir les masques de protection, les gants, les souliers de sécurité, les bottes ainsi que de tenues vestimentaires adaptées à leur type d’activité. Dans ce registre, l’Inspection du travail a du pain sur la planche.
B. Nawel |
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