Les Oranais invités à modérer leur consommation électrique,
durant les périodes de pointe, alors que le piratage fait rage
«Le pic, ce n’est pas nous !»
Il ne se passe pas de jours, sans que des habitants de communes de la wilaya d’Oran, se plaignent de coupures d’électricité. La Société de distribution de l’électricité et du gaz de l’Ouest (SDO-Sonelgaz), a même mené une petite campagne d’explication à ce sujet, mettant en cause et le froid et les piratages.
Ces coupures sont confirmées par les annonces publicitaires dans la presse, avertissant les clients que des désagréments qu’ils vont subir dans telle ou telle commune. Face à la persistance de la vague de froid, d’une part, et du comportement de certains ménages qui continuent à s’éclairer et se chauffer, sur le dos de la collectivité, et au détriment de la SDO-Sonelgaz, le Groupe public a appelé hier ses clients à modérer leur consommation d’énergie électrique, durant les périodes de pointe.
En effet, la persistance de cette vague de froid risque d’augmenter encore le niveau déjà record de la consommation électrique nationale en période hivernale. Dans un communiqué, Sonelgaz appelle les consommateurs à faire des économies en modérant leur consommation pour le bien-être et le confort de tous. L’entreprise recommande ainsi, d’éteindre les lumières et les appareils électroménagers quand ce n’est pas nécessaire, et éviter d’utiliser le lave-linge, fer à repasser et les appareils énergivores durant les périodes de pointe (18h-22h).
Selon des habitants de localités concernées par les coupures, «ce ne sont pas ces petites économies qui sont à l’origine des pics, car nous évitons d’utiliser des appareils électriques énergivores, mais il faut frapper fort et sanctionner les auteurs des piratages, car ce sont des personnes qui utilisent plusieurs résistances dans une même maison».
Un autre dira : «Les agences SDO d’Es Sénia peinent à recouvrir les créances, et se contentent de mener des campagnes qui ne servent à rien, puisque les mêmes contrevenants utilisent des appareils budgétivores, sans être inquiétés des coupures, puisqu’ils ne paient pas leurs factures depuis plusieurs trimestres, sans que la fourniture ne leur soit suspendue. Ce sont toujours les honnêtes citoyens qui sont les dindons de la farce».
Pour sa part, un citoyen s’alimentant en système de piratage, dira : «Il n’y a pas de gaz butane, on ne nous régularise pas, et on nous demande d’être raisonnables ! Veut-on notre mort ? Allez voir le nombre de lampadaires de l’éclairage public qui restent allumés des semaines, jour et nuit, on devrait commencer par y mettre de l’ordre pour faire des économies».
Selon le centre national de conduite de l’opérateur système, «si la vague de froid venait à se prolonger comme annoncé par les services météorologiques, le niveau de consommation électrique nationale, générera d’autres «pics» de consommation ou puissance maximale appelée (PMA)». La consommation nationale en énergie électrique a enregistré lundi soir à 20 heures, un nouveau record historique pour la période hivernale à 8.666 MW, en hausse de 11,6% par rapport à la pointe de la même période de l’année dernière (7.764 MW, le 1er février), indique le communiqué.
Hakim Djaziri

Alors que l’EPIC Propreté d’Oran a éradiqué bénévolement
la décharge sauvage de la gare routière de l’USTO

Le commerce illicite et les taxieurs à l’origine de la pollution
Hier matin, les services d’assainissement de l’EPIC Propreté d’Oran se sont déplacés à la gare routière de l’USTO, et ont procédé à l’éradication totale de la décharge sauvage qui a pris naissance à l’intérieur de cette infrastructure, à proximité de la cité universitaire Zeddour Ibrahim. Cette action d’utilité publique a eu lieu, quelques heures seulement après que L’Echo d’Oran ait dénoncé la situation déplorable qui prévalait dans les lieux. Selon une source responsable, il s’agit d’une opération effectuée, à titre bénévole, puisque, selon les responsables de cette entreprise, la collecte des ordures à l’intérieur de cette agence ne rentre pas dans les prérogatives de l’EPIC. Cette entreprise explique que la collecte des déchets commerciaux n’est pas de son ressort. Sur place, nous avons constaté qu’une dizaine de baraques installées illicitement polluent l’environnement en se débarrassant de leurs ordures, créant un dépotoir à ciel ouvert.
Il est à noter que suite à l’éradication de la décharge, les responsables de l’entreprise et les représentants des commerçants concernés se sont mis d’accord sur la nécessité de mettre en place des bacs à ordures pour un prix forfaitaire, dans le but d’éviter une nouvelle fois, l’émergence d’autres décharges. Pour rappel, l’EPIC Propreté d’Oran a déjà procédé, dernièrement, à une action de volontariat consistant au ramassage des déblais, en plus des ordures ménagères, à hai Es Salem et El Yasmine.
Par ailleurs, les chauffeurs de taxis desservant différentes lignes inter wilayas n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement envers les conditions de travail dans cette gare routière. Cette dernière, n’est pas dotée de blocs sanitaires, ce qui continue de causer beaucoup de désagréments aux usagers. Transporteurs et voyageurs, sont dans l’obligation, face à l’urgence, de se soulager dans un endroit retiré, certes, mais qui reste dans la voie publique. «Nous demandons notre transfert vers une gare routière digne de ce nom, le plus tôt possible», a déclaré un chauffeur de taxi rencontré sur place.
Un autre ajoutera : «non seulement les sanitaires manquent dans ce lieu mais aussi une salle de prière et des abris pour les usagers, pour se protéger des intempéries ou du soleil, l’été». Il est à signaler, dans ce contexte, que la nouvelle gare routière, dont le chantier vient d’être relancé, ne concernera pas ces transporteurs, selon une source proche de la daira de Bir El Djir.
S. Berkeche

 

tarif