On verse dans l’excés de zéle à la Direction de la Fonction publique
Les instructions de M. Belaïz royalement ignorées...
Souvent, lorsque nous publions un article touchant un secteur public, avec des faits avérés, les responsables concernés réagissent pour reprocher à l’auteur de ne pas avoir pris contact avec eux, mais lorsque nous nous adressons à ces responsables dans le respect de la déontologie, à 70 % des cas certains responsables ne communiquent pas et certains refusent même de nous recevoir, à l’exemple du sous-directeur de la Fonction publique qui a exigé de nous un ordre de mission spécial et une carte professionnelle.
En effet, hier après-midi, nous nous sommes rendus à la direction de la Fonction publique pour recueillir certaines informations, après avoir attendu pendant plus de trente minutes le retour du responsable sus-cité, l’agent de sécurité nous a demandé de lui remettre un ordre de mission qu’il a remis à la secrétaire. Quelques minutes plus tard, ce dernier nous a restitué notre ordre de mission dont l’objet est, la couverture médiatique à travers la wilaya d’Oran, lequel est valable jusqu’au 30 septembre prochain, pour nous dire «le sous-directeur ne peut pas vous recevoir, il vous demande un ordre de mission spécial et une carte professionnelle, sinon il faut revenir pendant les jours de réception et là sans ordre de mission et sans carte professionnelle»
Face à cette situation, la question qui se pose est la suivante: quel changement y aura-t-il lorsque nous reviendrons avec un ordre de mission spécial et une carte professionnelle, ça sera toujours la même personne et pour les mêmes questions, et quel changement y aura-t-il lorsque nous reviendrons le jour de réception sans ordre de mission et sans carte professionnelle ? Que deviennent les instructions des plus hautes autorités du pays qui recommandent la communication afin de lutter contre la désinformation et contre les rumeurs qui salissent l’image de nos administrations.
Recevoir un journaliste pendant les journées réservées à la réception des citoyens est un non-sens et constitue une atteinte aux droits de ces derniers qui se voient privés d’un temps d’écoute qui devait leur être consacré. Heureusement que le ridicule ne tue pas, mais avec la réaction de ce genre de responsable, il est trucide.
A.Bekhaitia

Arzew
19 travailleurs de l’entreprise Tosyali devant la justice

Attroupement massif des grévistes devant le tribunal
Le bras de fer entre la société turque Tosyali Iron & Steel Industry Algeria, située à Ain El Bia, spécialisée dans la fabrication de produits sidérurgiques, et son personnel algérien, a repris de nouveau hier, dans un climat de tension sans précédent.
En effet, après un certain répit de quelques mois, la contestation des travailleurs revient au devant de la scène, pour revendiquer certains droits légitimes non satisfaits qui figurent dans la plateforme soumise à l’employeur turc, tout en dénonçant certaines décisions abusives prises à l’encontre de leur situation professionnelle et de leur dignité. Ce conflit persistant a abouti dimanche passé au déclenchement spontané d’un nouveau mouvement de grève au niveau de l’entrée de l’usine, et cela sans l’approbation du conseil syndical de base qui est considéré par les grévistes comme non représentatif. Ne disposant d’aucune connaissance en matière de législation du travail et ignorant l’accomplissement en préalable des formalités permettant l’observation d’une grève légale, l’employeur turc profitant de cette méconnaissance de la législation du travail des ouvriers contestataires, animés par leur fougue et leur spontanéité pour reconquérir leurs droits, a fait appel aux forces de l’ordre pour évacuer les lieux et faire disperser l’attroupement. 19 arrestations parmi les travailleurs ont été effectuées par la gendarmerie venue en renfort et leur présentation hier au tribunal d’Arzew. Les mis en cause ont été présentés en citation directe sous les griefs d’inculpation d’attroupement illégal, résistance aux forces de l’ordre et désobéissance civile, et laissés en liberté provisoire. Leur procès se tiendra le 21 septembre prochain, apprend-on de sources sécuritaires. Un attroupement massif et pacifique des travailleurs en soutien à leurs collègues arrêtés, a été observé durant toute la matinée d’hier dans l’attente de la décision de justice qui, une fois prononcée, permettra la dispersion de cette foule dans le calme et la sérénité.
Sollicitant les raisons de ce bras de fer qui n’en finit plus avec leur employeur turc, certains travailleurs venus témoigner leur solidarité avec leurs camarades arrêtés, ont affirmé que depuis l’arrivée de la nouvelle responsable du DRH, tous les travailleurs disposant de contrats à durée indéterminée (CDI), activant depuis des années, sont licenciés abusivement sans la moindre raison et cela, en contradiction complète avec la loi. Les plus chanceux ont vu leurs contrats CDI transformés en contrats à durée déterminée (CDD) en risquant, à tout moment, de ne pas être remercié mais expulsé. Les instances syndicales d’Arzew et d’Oran ainsi que l’inspection du travail, avisées, n’ont pu mettre fin à cette hogra en terre algérienne et à des Algériens par une société étrangère ne respectant pas le droit algérien. «Nous avons adressé une liste signée par plus de 700 travailleurs aux instances syndicales de l’UGTA pour retirer la confiance à l’actuel conseil de base installé illégalement par la direction de la société. Avisée par cette décision à sens unique, l’UGTA nous a assuré que cette structure syndicale de base est provisoire et le bureau sera remplacé dans une échéance de six mois.
Actuellement, on est arrivés à terme de cette échéance et les six candidats que les travailleurs ont désignés comme représentants syndicaux, ont été, dès la connaissance de leurs identités par la direction de l’usine, tout simplement et abusivement licenciés sans raison. Nous demandons la réintégration de nos camarades licenciés sans motif et la levée de toute inculpation de nos collègues en conflit de justice. Nos revendications socioprofessionnelles nous les différons après la résolution de ces deux points primordiaux», déclarent les grévistes.
D.Cherif

 

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