Prise en charge des cancéreux
L’Institut national du cancer opérationnel dans deux ans
Au vu de la longueur d’avance prise par le CHU d’Oran en matière de prise en charge des cancéreux et de la formation des pionniers de l’oncologie médicale, en comparaison avec les autres hôpitaux du pays, le premier institut national du cancer est en cours de réalisation en face de l’Etablissement hospitalier universitaire du 1er-Novembre 1954.
C’est ce que nous révèle le professeur Djellali Louafi, le doyen des oncologues algériens qui vient de passer le témoin à un de ses assistants à la tête du service d’oncologie du CHU d’Oran, considéré comme étant le plus ancien du pays. L’éminent spécialiste précise que cet institut érigé sur une superficie de 10 hectares sera destiné aussi bien aux hauts soins qu’à la formation en post-graduation, ainsi qu’à la recherche dans le domaine. Cet acquis pour la ville d’Oran, au même titre que les deux autres instituts du pays dédiés au cœur et au rein respectivement à Constantine et Blida, s’explique par le fait que la ville d’Oran et ses structures hospitalo-universitaires ont été les premières à former les premiers oncologues du pays en 1991 après l’ouverture d’un service spécialisé au CHUO par le même praticien qui s’était «reconverti» dans cette spécialité en 1984 après avoir suivi des études en pneumologie. L’initiative a été prise pour atténuer progressivement le transfert des malades à l’étranger, dont la facture était endossée par le trésor public d’autant que le cancer commençait à faire des ravages pour s’imposer aujourd’hui en tant que première pathologie du pays aussi bien en incidences qu’en prévalence. Pour Pr Djellali, cette spécialité repose en premier sur les ressources humaines, ce qui explique l’importance accordée à la formation, ajoutant que le bilan enregistré depuis le début des années 1990 à ce jour est éloquent pour une spécialité relativement jeune, a-t-il affirmé. Au total, l’Algérie compte plus de 600 oncologues, tous grades confondus, sachant que pour le prochain examen de résidanat, il est prévu 60 nouveaux spécialistes qui entameront leur spécialisation.
L’autre objectif fixé par le plan national cancer décidé par le président de la République est de multiplier le nombre de services et d’unités progressivement au niveau de chaque wilaya et par daïra à court terme. C’est ainsi que pour la wilaya d’Oran qui compte déjà 5 services en l’occurrence les deux opérationnels au CHU, le centre anti-cancer Emir Abdelkader, l’hôpital militaire et l’EHU, verra ses capacités élargies avec l’ouverture prochaine d’un service à l’hôpital de Ain El Turck, en attendant ceux d’El Mohgoune et de Oued Tlélat.
K.Z.

Pour renforcer son staff pédagogique et administratif
L’USTO recrute 43 maitres-assistants B et 62 agents d’administration
Dans le souci de renforcer son personnel enseignant pour faire face aux besoins urgents en matière d’encadrement de certaines matières, l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO) va recruter pour cette rentrée universitaire 43 maitres assistants catégorie B et cinq docteurs formés en Angleterre et en France, a-t-on appris de sources autorisées.
En dépit du recrutement d’une centaine de maitres assistants ces dernières années, cette université continue de souffrir d’un déficit en matière d’encadrement de milliers d’étudiants, ce qui a eu des conséquences sur les conditions d’enseignement.
Des organisations syndicales avaient organisé ces dernières années plusieurs actions de contestation pour dénoncer, selon leurs dires, la «détérioration des conditions d’étude et les défectuosités relevées dans les infrastructures». Des étudiants en colère avaient à maintes reprises tenu des piquets de grève devant les portes de cet établissement universitaire empêchant durant plusieurs jours le personnel enseignant et administratif ainsi que les autres étudiants d’accéder à l’université. Outre le recrutement de 48 enseignants, cette université a ouvert pour cette année universitaire 62 postes pour des agents d’administration dans le but de renforcer les différents services du rectorat en cadres, techniciens et agents polyvalents. Cet établissement universitaire a, par ailleurs, achevé plusieurs chantiers d’embellissement et de réhabilitation dans le but de rendre le campus plus agréable à vivre. Les visiteurs découvrent avec grande joie que les espaces verts ont été aménagés pour donner un peu de verdure et offrir un meilleur paysage. L’amphi central de cette université qui a accueilli plusieurs événements et manifestations nationales a bénéficié de grands travaux de restauration avec la réfection du faux plafond, le changement des fauteuils et la pose de moquettes et stores. Autre chantier réalisé dans cette université est l’installation d’un système de télésurveillance pour contrôler les va-et-vient et sécuriser les recoins du campus qui a enregistré dans le passé des agressions à l’arme blanche perpétrées par des intrus. Il a été aussi question de travaux d’aménagement du parc-auto pour le stationnement des véhicules du personnel enseignant et administratif avec l’ouverture d’un nouvel accès du côté de la cité administrative. L’accès principal et l’ancienne porte du parc situé du côté du tracé du tramway d’Oran ont été fermés à tous les automobilistes qu’ils soient des agents permanents ou des invités depuis la mise en service du tramway pour prévenir tous risque d’accident. La gestion du parc-auto principal, qui accueille quotidiennement des centaines de véhicules a nécessité une régulation des flux à travers deux mesures: l’obligation du port du macaron pour les habitués (enseignants, administratifs, étudiants) et la répartition des véhicules à travers des espaces dédiés spécifiquement aux facultés et identifiés par des panneaux en vue d’une meilleure exploitation des aires de stationnement.
A. Saïd

 

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