| |
2èmes assises nationales du BTPH à Oran
Relever le défi de la qualité sans contraintes majeures
L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) a organisé hier au siège du centre de facilitation d’Oran, les deuxièmes assises nationales du BTPH, ayant pour principal sujet, les problèmes liés au secteur.
Depuis l’avènement du nouveau code des marchés, les intérêts du BTPH semblent être compromis. Et depuis la finalisation de ce document, l’AGEA a émis des propositions pour l’enrichir. Parmi les recommandations de cette association, figure la nécessité de relever la caution des 5% directement au prorata de chaque situation que chaque entreprise présentera proportionnellement pour les bons de commandes et marchés, afin de ne pas pénaliser l’entreprise financièrement.
Sur le délai des négociations et signatures des avenants, l’AGEA propose un délai ne dépassant pas les 30 jours depuis la négociation jusqu’à la signature.
Concernant les documents fiscaux et parafiscaux, ils doivent être demandés une fois par an, estime l’association, et non pas chaque trimestre à la commission pour la régularisation des différentes charges CASNOS, CNAS et CACOBAPTH. Quant à la sous-traitance et les travaux à la tâche, ceux-ci doivent être régularisés par une loi issue du code des marchés publics, afin que l’entrepreneur puisse déclarer ses cocontractants sous-traitants et les travaux en régie.
L’instauration d’une commission paritaire de recours des marchés publics, aux niveaux local et national, pour une meilleure équité dans le cadre de l’attribution des marchés et l’instauration des mesures contre les lenteurs dans l’établissement des documents contractuels des travaux dans le délai maximum de 30 jours, à l’approbation de l’attachement, figure aussi parmi les recommandations de l’AGEA.
Deux autres propositions sont émises par l’association, la prévention et la sécurité des ouvriers au niveau des chantiers lors de l’acceptation du registre de commerce, suivi de la remise de recueils de textes réglementant la prévention des risques d’accidents et la protection des ouvriers sur les chantiers et la détermination d’un indice correct des augmentations sur les matériaux de construction, car les indices ne reflètent pas les fluctuations enregistrées sur le marché. Cette rencontre a été aussi l’occasion pour l’association d’insister sur la mise à niveau des entreprises qui sera déclenchée prochainement par le ministère des PME/PMI. Selon le représentant de ce département, 150 entreprises sont inscrites pour ce programme qui donne droit à la PME de faire le choix d’adhérer ou non à cette opération, en attendant que cette adhésion devienne obligatoire.
Il est question également de la mise en place d’un système productif local (SPL), dont Oran a été bénéficiaire, qui consiste à inscrire tous les artisans du BTPH et à les regrouper en associations.
Ces derniers seront formés, qualifiés et assurés et bénéficieront d’une assistance technique. Pour sa part, M. Mouloud Kheloufi avait estimé lors des récentes rencontres, dans le cadre de la révision du nouveau code, le gouvernement a plutôt été attentif aux préoccupations soulevées par les entreprises nationales qui se sont retrouvées, précise-t-il, écrasées par des compagnies étrangères qui raflent des projets pour les sous-traiter avec des entreprises locales. «Avec le nouveau code des marchés publics, nous pensons que nos entreprises vont pouvoir relever le défi de la qualité sans contraintes majeures», conclut le président de l’AGEA en ajoutant qu’un «code des marchés publics doit être favorable à la promotion des entreprises algériennes qu’elles soient du secteur public ou privé.
Le président de l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment (UNEB), Gasmi Salim, soutient à son tour, que son organisation a transmis plusieurs propositions à la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA) à laquelle elle est affiliée pour la réorganisation du code des marchés publics.
Hadj Hamdouche
Daïra de Boutlélis
De l’eau à gogo
La daïra de Boutlélis ne vit plus la crise de l’eau comme par le passé. Les trois communes que compte cette daïra, Boutlélis, Misserghin et Aïn El Kerma ne souffrent en effet plus de coupures d’eau, le précieux liquide alimentant régulièrement leurs habitants.
Le programme est bien étudié et l’eau servie en quantité très suffisante. Le service technique qui est installé depuis deux années est à cheval pour satisfaire les citoyens, selon son responsable, en l’occurrence Seni Yahia qui nous a déclaré ce qui suit: «L’approvisionnement est assuré quotidiennement et nos agents veillent à son respect. Quand aux fuites, les conduites sont entretenues d’une manière rigoureuse.
En ce qui concerne les conduites vétustes, il n’en reste plus…» Ici, tout le monde reconnaît le rôle efficace du service technique qui a éliminé les fuites d’eau. Même le mouvement associatif tient à féliciter celui-ci pour son dévouement.
A. Cyn
|
|