Un véhicule évite le plongeon dans le vide grâce à la glissière de sécurité fraîchement installée
Le pont d’El-Bahia, une hantise pour les conducteurs
Lundi en soirée (entre 20h et 20h30 ), un véhicule de marque Renault Kangou a failli faire un vol plané à partir du tremplin du pont d’El-Bahia. La course de la voiture qui risquait de se perdre dans le vide a été stoppée par la glissière de sécurité installée seulement depuis quelques jours.
Le conducteur qui a eu la vie sauve, grâce à ce dispositif de sécurité, a affirmé qu’il ne roulait pas à une grande vitesse, qu’il n’a pas freiné et qu’il a perdu le contrôle de son véhicule quand il a voulu doubler une autre voiture qui le précédait. Le pont d’El-Bahia est devenu ces derniers jours une véritable hantise pour les conducteurs qui l’empruntent, au point où certains, croyant que les lieux sont hantés, n’hésitent plus à réciter la Fatiha du saint Coran en l’abordant.
D’autres plus alarmistes, évoquent un phénomène surnaturel qui ferait perdre le contrôle du véhicule une fois engagé sur le pont. Ces explications aussi saugrenues les unes que les autres, laissent perplexes quand on sait que le nombre des accidents sur cet ouvrage d’art, s’est multiplié ces deux derniers mois. Il faudrait bien une explication plausible qui permettrait d’envisager des mesures de sécurisation de la circulation sur cet axe important du réseau routier de la capitale de l’Ouest. Le conducteur du véhicule accidenté lundi a affirmé qu’aucune panne ou avarie n’était signalée sur son véhicule, ce qui écarte la piste de la défaillance mécanique qui aurait pu expliquer l’accident. C’est une situation qui commence à devenir inquiétante. L’installation de la barrière de sécurité a permis d’éviter le pire, mais force est de constater que ce dispositif devra être renforcé par la mise en place de clous ralentisseurs. Et là on se rappelle qu’il y a quelques jours, des clous ont été installés, avant d’être descellés par les véhicules de passage. Constatant l’anomalie, on s’est empressé, 48 heures plus tard, de les retirer en invoquant une décision, motivée par des considérations sécuritaires, venues d’en haut, allez savoir d’où ? Il y a quelques jours, un spécialiste des travaux publics, qui s’était rapproché de notre rédaction, avait quant à lui fait état de graves manquements en matière de sécurité lors de la réalisation de cet ouvrage d’art. «Le sol est meuble dans cette partie de la ville, et l’assise du pont aurait subi des transformations, sous l’effet des mouvements des couches souterraines. Il suffirait que l’inclinaison de la chaussée augmente ou diminue de quelques millimètres, parfois imperceptibles à l’œil nu, pour qu’elle devienne dangereuse», avait-il indiqué.
C’est une explication qui ne pourrait être plausible sans une étude technique menée par des spécialistes. Et en attendant, le pont d’El-Bahia continue de susciter tous les commentaires et toutes les appréhensions. Un véhicule a été sauvé d’un plongeon dans le vide par une glissière de sécurité, peut-être que d’autres n’auront pas cette chance, à méditer alors.
Nassim B.

Ils attendent les clés depuis 2009
Les souscripteurs du programme AADL/CNEP reçoivent les pré-affectations
Des souscripteurs au projet des 1.016 logements CNEP-AADL relevant du programme location-vente ont reçu hier leurs attestations d’affectation, lors d’une cérémonie officielle tenue au niveau du siège de la wilaya d’Oran. Une démarche qui donne de l’espoir et surtout de la confiance aux centaines de souscripteurs à ce programme qui attendent de recevoir leurs logements depuis plusieurs années.
Dernière entrave du programme à surmonter, le lancement des travaux de VRD qui bloque la remise des clés depuis 2009. Une solution «locale» semble désormais se dessiner pour sortir de cette impasse qui bloque, depuis 2009, le lancement des travaux de VRD des 1.016 logements CNEP-AADL de la wilaya d’Oran. Selon les souscripteurs, le ministère de l’Habitat, de l’Habitat et de la Ville serait, en effet, en train de préparer une instruction destinée à confier le lancement de la procédure relative au marché de réalisation des VRD aux services de la wilaya. Une solution qui viendrait contourner «l’imbroglio juridique» (absence de textes réglementaires régissant la maîtrise d’ouvrage déléguée) auquel est confronté ce marché au niveau de la commission des marchés du ministère des Finances. Un problème qui, souligne-t-on, ne touche pas, uniquement, les 1.016 logements CNEP-AADL d’Oran, mais l’ensemble du programme de cette formule au niveau national qui totalise 65.000 logements. Pour rappel, et après plusieurs signes positifs présageant un dénouement proche du blocage auquel étaient confrontés les marchés relatifs aux travaux de VRD, l’on a assisté dernièrement à un retour inattendu à la case départ. La commission des marchés du ministère des Finances semblait se maintenir dans la même posture de blocage, confortée par l’absence de textes réglementaires régissant la maîtrise d’ouvrage déléguée.
Du coup, tous les marchés de VRD lancés par Assur-Immo, ancienne filiale de la CNEP-Banque qui est le maitre d’ouvrage du programme, ne sont pas reconnus conformes par ladite commission. Ni les écrits du wali d’Oran, M. Abdelghani Zaâlane, ni même la correspondance du premier ministre, M. Abdelmalek Sellal envoyée au ministre des Finances, M. Karim Djoudi, lui demandant «d’instruire la commission des marchés à l’effet d’examiner les dossiers afférents aux travaux des VRD», n’auront suffi à faire débloquer la situation.
Après avoir nourri beaucoup d’espoir, les souscripteurs du programme location ont reçu une confirmation sans appel que le «véto» de la commission des marchés du ministère des Finances est toujours de rigueur comme l’atteste, selon les souscripteurs, une correspondance envoyée récemment par la Direction générale d’Assur-Immo à sa direction régionale d’Oran, et dont une copie a été transmise pour information aux services compétents de la wilaya d’Oran. Mais depuis, une réunion intervenue le 17 mars dernier, en présence des hauts cadres de la CNEP-Banque et d’Assur-Immo, donne à nouveau l’espoir.

Une solution locale pour relancer les travaux de VRD

La possibilité de recourir à une solution locale pour lancer ces travaux de VRD semble, aujourd’hui, à même de dénouer la situation. Pour rappel, près de 65.000 souscripteurs du programme location-vente (CNEP-AADL) parmi lesquels 1.016 de la wilaya d’Oran attendent le déblocage du dossier relatif au lancement des travaux de VRD. Au niveau de la wilaya, en plus du projet des 1.016 de Bir El Djir et des 733 déjà livrés, 6 projets sont en cours de réalisation sous la gestion d’Assur-Immo. Ces projets sont implantés à Hassi Mefsoukh (132 logements/174), Sidi Benyebka (228 logements), Arzew (220 logements), Gdyel (126 logements) et Misserghine (360 logements).
Brahimi

 

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