Alors que le Conseil d’administration vient de désigner son successeur
Les travailleurs de la SERA montent au créneau
et exigent le départ du directeur intérimaire
Rien ne va plus au niveau de la société d’entreprise des routes et des aérodromes (SERA), une société étatique qui vit actuellement l’une de ses plus grandes crises. En effet, le directeur intérimaire qui assurait la tâche depuis le mois de mai 2013 a été démis de ses fonctions suite à une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’EPE/SERA. Le procès-verbal de cette réunion, dont nous avons une copie, précise que «les membres du Conseil d’administration ont décidé de mettre fin à l’intérim de la direction générale assuré jusque-là par M. Bounif Abdelhamid, et décidé à l’unanimité de désigner à titre transitoire, M. Bouzid Miloud en qualité de directeur général». Cependant, à leur grande stupéfaction, le directeur en place n’a pas reconnu cette décision, préférant rester en place.
Le même Conseil d’administration affirme, d’autre part que «les décisions de licenciements abusifs prises par M. Bounif à l’encontre de 5 cadres de la SERA sont annulées». Face à cet état de fait, des représentants des travailleurs de la société nous ont sollicités, hier, pour faire part de leurs mécontentements quant à l’attitude de M. Bounif qui, selon eux, ne semble nullement avoir été perturbé par ces décisions. L’attitude du responsable de cette entité économique et les rebondissements qui s’en sont suivi ont fait réagir le syndicat des 600 travailleurs exerçant au sein de la SERA, à travers un communiqué, dont nous possédons également une copie.
Dans ce document, les syndicalistes dénoncent le comportement abusif du directeur intérimaire, tout en affirmant que les travailleurs soutiennent les décisions du conseil d’administration. Nos interlocuteurs nous ont également confirmé que des plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République ainsi que la sûreté urbaine des Amandiers, dans lesquelles, ils avisent que plusieurs documents et fichiers concernant la gestion de la SERA durant ces dernières années ont disparu des bureaux, en s’appuyant sur le constat d’un huissier de justice.
Selon l’un des travailleurs: «Il était temps que la confiance mise en ce directeur soit retirée, car en plus de sa mauvaise gestion, il n’est pas conscient que le chiffre d’affaires de la société est en baisse, on perd à chaque fois des projets à travers les wilayas de l’ouest, au profit de nos concurrents, de plus, il ne prend même pas la peine de venir voir comment marche cette société, il se contente d’une petite visite 2 à 3 fois par semaine», conclura-t-il.
Rappelons qu’un mouvement de protestation a été tenu au cours de la semaine dernière, lors duquel, les travailleurs ont demandé le départ de ce directeur, qui ne fait plus l’unanimité. Le plus surprenant, c’est que les responsables de la tutelle n’ont toujours pas réagi à ces rebondissements, puisqu’aucune commission ne s’est déplacée à Oran, pour voir de près si les accusations sont fondées ou pas, mais aussi de prendre connaissance du changement apporté à la tête de la société par le Conseil d’administration.
Jalil M.

El Ayayda (Ain El Bia)
Les travaux des 140 logements sociaux remis aux calendes grecques

Les bénéficiaires toujours dans l’expectative
La joie des bénéficiaires des logements sociaux (LPL) d’El Ayayda, relevant de la commune d’Ain El Bia, reste sur un goût d’inachevé, puisque la réception du projet prévue au premier semestre de 2014 traîne toujours et fait grincer les dents des citoyens postulant à ces unités d’habitation. En acquérant les décisions de pré-affectation, ces derniers ne savaient pas qu’ils allaient être obligés d’attendre encore des mois, voire des années pour pouvoir fouler le sol de leurs nouvelles demeures. Les causes de ce retard sont dues au retrait du marché de l’un des deux entrepreneurs chargés de ce projet pour non-conformité, après une visite d’inspection d’une commission de l’OPGI. L’opération de relance du projet, notamment les clauses du cahier des charges a fini par la l’installation d’un nouvel entrepreneur, qui n’a malheureusement pas eu son OSD, chose qui retarde les travaux, vu l’importance de ce document, censé être livré par l’OPGI, afin de garantir les revenus de la société chargée de la réalisation. Notons que les pré-affections pour ces logements ont été remises l’année dernière. Plusieurs dizaines de familles sont dans l’expectative, elles, qui espéraient être relogées dans des appartements décents afin d’échapper à la précarité, dans laquelle elles vivent depuis des années. Les autorités locales de la daïra de Béthioua ont donné à maintes reprises les instructions concernant la nécessité d’achever la réalisation de ces 140 logements le plus tôt possible, mais en vain. En attendant, les travaux des 140 logements sociaux sont remis aux calendes grecques, au grand dam des bénéficiaires.
Jalil M.

 

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