Relizane
Les prix ont, encore une fois, augmenté
Le marché des fruits et légumes sans foi ni loi
Dans certaines régions de la wilaya de Relizane, notamment dans les communes de la daïra de Yellel, les prix des fruits et légumes sont excessivement chers, comparativement à Relizane ville où, avec une meilleure disponibilité en qualité et en quantité, ils sont plus cléments. Ils sont en phase de devenir, visiblement, plus chers et de moins en moins de bonne qualité, en plus de leur indisponibilité.
Cet écart n’est pas passé inaperçu aux yeux des citoyens dont certains s’approvisionnent au marché couvert de Relizane situé à proximité de la mairie du chef-lieu, où les prix pratiqués sont de loin plus cléments.
La courgette y est proposée à 70 dinars, la pomme de terre entre 40 et 50 DA, la tomate à 70 ou 80 DA et la salade à 100 DA. Les mêmes produits au niveau de la région d’El Matmar ont d’autres prix: 40 DA pour la pomme de terre, 90 DA pour la salade et la tomate, 80 et 70 pour la courgette.
Au marché hebdomadaire d’El Graba qui passe pour être le baromètre en la matière, les prix sont d’une part de plus en plus inabordables, et d’autre part, les produits sont peu abondants, les commerçants pour la plupart des ambulants qui s’approvisionnent à partir des régions du Souk Ellil de Mostaganem, Mascara, de moins en moins nombreux.
Animés bien évidemment par le gain, ils se mettent à flairer le bon coût pour opter pour tel ou tel légume ou tel autre fruit pouvant assurer une bonne marge. Les prix du raisin de table sont d’ailleurs plus abordables.
Certains à l’humour avéré, diront ironiquement à ce propos : «On ne tardera pas à mettre des fruits dans nos marmites».
D’autres préfèrent passer au commerce de gros en procédant à la revente de leurs produits à d’autres commerçants, qui, se plaçant dans la chaîne de la commercialisation qui pullule d’intermédiaires, engrangent à leur tour une autre marge qui vient augmenter les prix de vente au consommateur. Ce dernier, pour justement se prémunir et réduire la saignée, saute sur la moindre occasion, au moindre indice de la baisse passagère des prix, pour se livrer à des achats massifs de denrées non périssables, comme l’oignon, l’ail, l’huile de table, le sucre, n’ayant plus confiance dans le marché soumis à des mouvements dont personne ne semble prédire les tendances, ni maîtriser la régulation, y compris ceux dont la mission et la raison d’exister est de veiller à cela.
Qu’on vienne incriminer le consommateur d’être le responsable, par ses achats massifs, d’une telle anarchie, ne semble pas être une thèse défendable, car d’aucuns disent que c’est plutôt l’attitude du marché qui pousse les gens à stocker. Un cercle vicieux qu’on voudrait bien briser.
Mohamed Ouail

Mascara
L’OAIC innove

Des locaux seront réservés pour la vente directe
au consommateur
Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a annoncé, lundi soir à Mascara, la signature d’une convention entre son département et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour l’octroi à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) de locaux pour vendre les légumes secs directement au consommateur à des prix raisonnables.
Lors de sa visite d’inspection dans la wilaya, M. Benbada a indiqué que son département ministériel a décidé d’octroyer des locaux à l’OAIC pour vendre au consommateur à des prix raisonnables des produits qu’il importe et assurer ainsi l’équilibre du marché.
Lors de la pose de la première pierre de construction d’un marché de proximité couvert dans la commune d’El Bordj, le ministre a indiqué que la wilaya devra exploiter six espaces commerciaux achevés et ceux lancés en travaux depuis quelques jours pour commercialiser des produits alimentaires subventionnés par l’Etat et fournir aux consommateurs le lait, les viandes rouges et blanches et autres.
Le marché de proximité couvert d’El Bordj, auquel est consacrée une enveloppe de 45 millions DA, regroupera 40 locaux commerciaux. Il fait partie de 12 structures lancées en travaux dans la wilaya pour un coût de 430 millions DA dont la moitié comme contribution du ministère du Commerce et le reste financé par les collectivités locales.
M. Benbada s’est enquis à Tighennif le taux d’avancement des travaux du marché central de la ville qui sera réceptionné début mai, offrant 78 locaux commerciaux dont une partie réservée à une poissonnerie.
Ces locaux seront attribués aux vendeurs de l’ancien marché, remplacé par cette structure. Dans la même ville, le ministre a inauguré le siège de l’inspection du commerce avant d’inaugurer un siège similaire à Ghriss où il a posé la première pierre de construction d’un marché couvert de proximité et de deux autres marchés à Froha et Tizi.
La visite du ministre se poursuivra dans la wilaya de Mascara mardi par l’inauguration de plusieurs structures commerciales et sièges administratifs relevant du secteur dans les communes de Mascara, Mohammadia, Sig, Oggaz, Sidi Abdelmoumene et Zahana.

 

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