Béchar
Lancement avant la fin 2014 des travaux
de rénovation de l’hôtel Rym à Béni-Abbes
Les travaux de rénovation et de mise à niveau de l’hôtel Rym à Béni-Abbès, relevant de la chaine hôtelière nationale El-Aurassi, seront lancés avant la fin 2014, a-t-on appris auprès de la direction de cet établissement.
Une enveloppe de 630 millions DA est dégagée pour la réalisation des travaux devant être menés en deux phases, selon une étude réalisée par un bureau d’études national, a-t-on précisé. Les travaux portent sur une rénovation globale et la modernisation des différentes structures de cette unité hôtelière de 240 chambres, pour qu’elle puisse répondre aux exigences de la clientèle et aux standards nationaux et internationaux en la matière, a-t-on signalé.
En plus de ces travaux qui toucheront aussi les différents réseaux (eau potable, assainissement, électricité, téléphone), il est prévu également la réalisation d’une quinzaine de bungalows, des terrains de sport, de nouveaux jardins et un espace culturel comprenant notamment un théâtre de plein air de plus de 1.000 places, a-t-on fait avoir. Le projet de rénovation et de modernisation de cet hôtel ouvert au début des années 70 du siècle dernier, s’inscrit dans le cadre du développement et de la promotion du tourisme saharien, indique-t-on.
Situé en proximité des grandes dunes et des palmeraies de Béni-Abbès, et employant actuellement une quarantaine de personnes, l’hôtel Rym jouera, une fois ces travaux réceptionnés en décembre 2016, un rôle important dans le développement des activités touristique de cette région à vocation essentiellement touristique, située à 241 km au sud de Bechar, estime la même source. Le rôle sera conforté par l’ouverture des activités de transport des voyageurs et de fret de l’aéroport de cette collectivité, en voie d’équipement en différentes structures nécessaire à sa gestion quotidienne.
L’aérodrome de Béni-Abbès qui dispose d’une piste d’atterrissage de 3.500 mètres de longueur sur une largeur de 45 mètres, apte à accueillir différents types d’aéronefs, a été réalisé en 2009 avec un cout de plus de 490 millions DA.

Tindouf
La wilaya renferme des espèces végétales rares

La préservation de la richesse sylvicole focalise
les efforts de la conservation des forêts
La préservation des espèces végétales rares que renferme la wilaya de Tindouf est au cœur du programme de promotion et de valorisation du patrimoine sylvicole de la conservation des forêts de la wilaya de Tindouf, a-t-on appris mercredi des responsables du secteur. La conservation des forêts s’attèle à vulgariser cette notion de préservation de la richesse forestière, à travers des campagnes de sensibilisation menées en direction des éleveurs et des agriculteurs sur la nécessaire protection de ce patrimoine, notamment l’arganier, a déclaré le chef de service de la protection végétale et animale. M. Ali Kadri a précisé que ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de protection de l’environnement, à travers notamment la réalisation d’une série d’opérations visant à assurer l’équilibre écologique. Ces opérations, a-t-il expliqué, consistent à régénérer le couvert végétal en milieu saharien et à assurer des ressources fourragères pour le cheptel dans cette région du Sud-ouest du pays, notamment les camélidés.
Selon le même responsable, ces campagnes devront permettre, en plus de lutter contre le phénomène de la désertification et du surpâturage, d’attirer l’attention du citoyen, éleveurs et agriculteurs notamment, sur leur nécessaire contribution à cette lutte.
Les programmes de développement rural préconisés par l’Etat devront permettre, de leur côté, la promotion des aires forestières et leur durabilité, grâce notamment aux projets retenus dans le cadre du programme de développement rural intégré, en faveur des zones rurales et enclavées.
M.Kadri a cité, à titre d’illustration, l’introduction de l’oléiculture au niveau de certains périmètres agricoles, la réhabilitation des puits pastoraux, l’attribution de kits solaires au profit des populations nomades, l’ouverture de pistes d’accès, et l’électrification des nouvelles exploitations agricoles, dont six opérations en ont été réalisées dernièrement dans la région d’Oudyet Oum-Rokba.
Le développement de la richesse animale, en favorisant les cultures fourragères et la plantation d’espèces résistantes à la sécheresse, l’amélioration du cadre de vie du citoyen en zones rurales et enclavées et la régénération du couvert végétal, font partie des projets ruraux préconisés.
Le conservateur des forêts de Tindouf a indiqué que l’arganier, espèce forestière endémique menacée de disparition, a subi un grand préjudice, suite notamment à son exploitation anarchique et irrationnelle, dont l’abattage non-autorisé pour son utilisation à des fins diverses, notamment comme combustible et comme aliment de bétail.
Les expériences de réhabilitation et de développement de l’arganier menées ces dernières années ont donné des résultats «encourageants» au niveau de plusieurs zones de la wilaya, nécessitant ainsi leur renouvellement en vue de préserver et assurer la pérennité de cette espèce végétale endémique à la région, a-t-il estimé.
La conservation des forêts de Tindouf entend, à moyen terme, impliquer les éleveurs, les agriculteurs et l’ensemble des citoyens dans les actions de protection de la richesse sylvicole poussant dans les zones arides.
La wilaya de Tindouf compte une surface pastorale de près de 6 millions d’hectares, dont 5,1 millions ha d’aires de pacage servant de lieux de transhumance à une richesse animale de plus de 40.000 camélidés, plus de 45.000 caprins et près de 15.000 ovins, selon les données de la conservation des forêts.

 

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