Sidi Bel Abbès
Le conflit entre le maire et ses pairs retarde
le développement à Boudjebaa El Bordj
Le conflit permanent entre le P/APC de Boudjebaâ El Bordj et ses pairs depuis l’installation de l’Assemblée populaire communale, irrite les habitants de la paisible localité située à 48 km du chef-lieu de wilaya de Sidi Bel Abbès, qui interpellent le wali à intervenir et mettre un terme au désaccord.
Les habitants ont vu la situation de leur commune se dégrader et son développement retardé. A ce propos, ils soulignent que le conflit a privé les familles démunies de bénéficier du couffin de Ramadhan, malgré l’étude des dossiers des postulants.
En outre, les villageois affirment que de nombreux bénéficiaires de lots de terrains pour la construction de logements ruraux, depuis trois années, n’ont pas encore reçu l’argent pour démarrer les constructions, alors que les aides financières de l’Etat dans le cadre de la réhabilitation de leurs bâtisses, ont trop tardé à leur être attribuées.
D’ailleurs, certains d’entre eux qui ont vu leurs noms parmi la liste des bénéficiaires, ont commencé les travaux de destruction des murs et toits vétustes et maintenant ils se retrouvent les bras croisés devant le retard persistant.
La pénurie d’eau potable et l’absence de postes de travail sont les autres problèmes dont souffre la population de Boudjebaâ El Bordj. Elle éprouve une soif sans pareille depuis le début de l’été et oblige d’acheter le liquide précieux chez les colporteurs d’eau, l’eau du barrage Chorfa qui est d’ailleurs imbuvable leur a été coupée et doivent acheter l’eau pour la consommer et aussi pour effectuer les travaux domestiques.
Des dépenses qui épuisent leur bourse surtout en ce mois de Ramadhan. De leur côté, la plupart des jeunes de la localité sont au chômage et ne travaillent que dans les exploitations agricoles privées de façon temporaire.
Une vraie misère qu’ils mènent dans la paisible localité estimée la plus pauvre du territoire national par le ministre de la Solidarité nationale Djamel Ould Abbès qui l’avait visitée il y a quelques années auparavant.
En conclusion, les villageois de Boudjebaa El Bordj demandent l’envoi d’une commission d’enquête afin de résoudre le conflit et faire régner l’ordre au sein de l’Assemblée populaire communale.
Fatima A.

Mohammadia
Les ordures ne sont plus collectées depuis plusieurs jours

Population en danger
Des citoyens installés dans la région sud de la commune de Mohammadia dans la wilaya de Mascara, nous ont confié ce dimanche, que leurs quartiers passent par des moments explosifs et si les choses demeurent inchangées d’ici l’Aïd El Fitr, cela n’augure rien de bon et peut engendrer des situations dramatiques particulièrement sur le plan sanitaire.
Nos interlocuteurs expliquent que cela fait plusieurs jours que les ordures ménagères ne sont plus collectées par les services concernés et ce, pour des raisons qui demeurent jusqu’à ce jour inexpliquées. On nous signale que les bacs destinés à recevoir les déchets ménagers, à titre d’exemple ceux de la cité des 500 logements, ne sont plus visibles tellement ils ont été submergés de monts formés de sacs poubelles pleins à craquer. «Nous avons peur pour notre santé car à tout moment des maladies dangereuses et contagieuses peuvent se déclencher à n’importe quel moment, puisque nous respirons les odeurs fétides qui se dégagent de ces bacs qui sont devenus de grandes décharges immondes et effroyables, tellement ils contiennent actuellement le quadruple de leur contenance initiale et laissent suinter des liquides nauséabonds à vous donner la nausée. Et dire qu’en plus de ce mal, des troupeaux de chèvres, que des citoyens inciviles élèvent dans des demeures sises près des immeubles formant cette gigantesque cité, viennent au vu et au sus des services compétents, se nourrir de ces déchets en dangereuse décomposition.
Ces citoyens insatisfaits des prestations des services chargés de la propreté de la région sud de la ville des oranges, en colère contre les élus locaux, prient les hautes autorités de la wilaya de pousser les services chargés d’assurer la propreté de la région sud de Mohammadia, de recruter plus de travailleurs et d’acheter plus de matériel de nettoyage et de camions bennes, parce qu’il ne faut pas oublier que la propreté est la condition sine qua non d’une société forte et intelligente et que les ordures sont synonymes de maladie et de décadence.
Et dire que sous d’autres cieux, l’on dote les cités urbaines de plusieurs bacs pour faire non pas uniquement le ramassage impeccable des ordures ménagères mais aussi le tri des déchets.
Badis Hocine

 

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