Ain Temouchent
La revalorisation des pensions a fait des mécontents
Entre 180 et 500 dinars d’augmentation pour les petites retraites
La dernière revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 6%, effective à compter de ce mois de mai, a laissé pantoise la majorité des retraités, dont la pension oscille entre 10.000 et 50.000 dinars.
En effet, le gain enregistré à la faveur de cette majoration frise le ridicule si l’on s’en tient à la flambée inflationniste qui touche l’ensemble des produits de consommation.
De vieux retraités rencontrés dans les bureaux de poste n’ont pas caché leur amertume à ce qu’ils considèrent comme une «obole» consentie par le ministère de tutelle.
Et il y a de quoi, comme l’attestent ces dérisoires montants qui varient entre 180 et 500 dinars, une goutte d’eau dans un océan social agité.
Une manière de se payer une bouteille de Coca en sus de ses emplettes habituelles ou une boîte de pâtisserie pour fêter le «grand» évènement et baisser le rideau en attendant des jours meilleurs.
Pourtant, la bonne santé financière de la Caisse nationale de retraite est régulièrement soulignée par ses gestionnaires qui avaient, selon les indiscrétions, proposé un seuil de revalorisation de 12% avant que le ministre dans son infinie générosité n’accepte de consentir à la plèbe 5% non déduits les retenues à la source.
Inutile d’expliquer que les gros salaires de certains retraités bien en vue ont augmenté de manière significative.
Une logique qui dans le cas des pensions de retraite est contraire au principe d’équité sociale, car lorsqu’on veut atténuer les disparités salariales, il existe d’autres modes de calcul pour éviter d’enrichir les riches et d’appauvrir les pauvres.
Bref, les retraités en ces temps d’ingratitude, ne constituent nullement une menace, ni une préoccupation et de ce fait, ils peuvent bien se contenter du peu.
Un cadre de l’administration, ancien universitaire aux services impressionnants, sorti au début des années 2000, nous avouait récemment son dépit en prenant pour exemple son frère presque illettré parti à la retraite dernièrement avec une pension deux fois supérieure grâce à un emploi dans une caisse de sécurité sociale. Des paradoxes à couper le souffle, mais qui ont trouvé un vivier favorable dans un système bancal qui fait fi des mérites des uns et des autres.
S. Mouas

Mascara
Son nom ne figurait pas sur la liste des bénéficiaires de logements sociaux

Un citoyen tente de s’immoler
par le feu devant le siège de la daïra
Le siège de la daïra de Mascara a été avant-hier le théâtre d’un triste incident peu commun en son genre. En effet, un postulant au logement social locatif ne voyant pas son nom affiché sur la liste nominative des bénéficiaires de logements de cette formule, est pris de détresse psychologique, ne trouvant de solution pour revendiquer son droit que de s’imbiber d’essence sur les lieux et de tenter de s’immoler par le feu. L’irréparable n’a été évité que grâce à l’énergique intervention des agents de sécurité présents sur les lieux qui ont sauvé d’une mort certaine ce père de famille demeurant au quartier Baba Ali et ayant à sa charge trois enfants et une femme. Le SG de la daïra a accordé une audience à ce citoyen et écouté sa préoccupation avant de lui faire la promesse que son dossier de demande de logement social sera pris en charge par les services concernés qui procèderont avec minutie à son étude conformément à la réglementation en vigueur. A.Heddadj

 

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